SENEGAL-AFRIQUE-USA-SCIENCES
Dakar, 30 jan (APS) – Le Sénégal va abriter du 2 au 04 février, le 3ème Symposium “US-Africa Frontiers Program”, un évènement réunissant de jeunes scientifiques, ingénieurs et médecins de talent américains et africains pour explorer les avancées majeures et les nouvelles perspectives dans leurs domaines respectifs, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Le Symposium ”États-Unis-Afrique 2026” sur les frontières de la science, de l’ingénierie et de la médecine est organisé par les Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine des États-Unis, en partenariat avec l’Académie sénégalaise des sciences et technologies (ANSTS), la Fondation ANSTS et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), selon des documents dont l’APS a eu connaissance.
Selon les organisateurs, “les participants débattront des avancées dans un large éventail de sujets multidisciplinaires lors de cinq séances plénières, chacune co-animée par deux coprésidents”.
Le programme “U.S.-Africa Frontiers” va rassembler, à la suite d’un appel à candidatures, de jeunes scientifiques, ingénieurs et professionnels de la santé des États-Unis et des pays membres de l’Union africaine, pour une série de symposiums devant permettre de ”discuter des progrès et des opportunités passionnantes dans leurs domaines’’.
L’objectif de ces réunions est de “renforcer l’échange scientifique et le dialogue” entre les jeunes chercheurs africains et américains, y compris la diaspora scientifique africaine, et par cette interaction, ”faciliter la collaboration en matière de recherche au sein et au-delà de la région”.
Les scientifiques, ingénieurs et professionnels de la santé ont déjà soumis leurs projets via un appel à candidatures.
Le symposium de 2026 à Dakar comprendra cinq séances plénières, chacune coprésidée par des experts américains et africains.
Il est prévu des sessions sur “Minéraux et matériaux critiques”, “L’IA au service de la prise de décision”, “Bioinformatique”, “Sécurité alimentaire et nutrition” et “Santé de l’enfant et de la mère”.
Les organisateurs assurent que “chaque participant aura également l’opportunité de présenter ses recherches lors de sessions d’affichage”.
Selon un document consulté par l’APS, les Académies nationales américaines ont lancé en 2022 le programme “US-Africa Frontiers of Science, Engineering, and Medicine”, pour établir un mécanisme solide d’échange de connaissances des partenariats entre les États-Unis et les pays africains dans plusieurs domaines scientifiques.
La même source souligne que “ce programme s’appuie sur les initiatives Frontiers existantes, qui rassemblent de jeunes chercheurs brillants afin de favoriser la recherche interdisciplinaire et la circulation des idées entre disciplines”.
Elle ajoute que “ces programmes ont permis d’identifier des talents émergents et de créer des réseaux durables entre chercheurs”.
Les Académies nationales américaines ont depuis longtemps une présence active en Afrique, signale le document, en citant l’initiative ASADI (African Science Academy Development Initiative), financée par la Fondation Bill & Melinda Gates, dont l’objectif est de renforcer la capacité des académies africaines à fournir des conseils scientifiques indépendants aux gouvernements.
Il y a également le programme PEER (Partnerships for Enhanced Engagement in Research), qui a soutenu plus de 400 projets dans 60 pays, dont un tiers en Afrique, avec un impact positif sur les collaborations Nord–Sud.
Le programme “US-Africa Frontiers of Science, Engineering, and Medicine”, lancé en 2022, vise à renforcer le dialogue scientifique entre jeunes chercheurs africains et américains et d’encourager la collaboration et le transfert de techniques entre disciplines. Il a aussi pour but de donner aux jeunes chercheurs les moyens d’assumer des rôles de leadership.
Les premiers symposiums ont eu lieu à Nairobi (2022) et Rabat (2024), réunissant plus de 100 scientifiques pour discuter de l’IA, du climat, des énergies renouvelables, de la sécurité alimentaire, des maladies infectieuses, etc.
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