SENEGAL-AGRICULTURE-PERSPECTIVES
Diamniadio, 10 mars (APS) – Le Sénégal ambitionne de faire du maïs “une filière d’excellence” et “un pilier durable” de sa souveraineté alimentaire, grâce à la détermination et l’intelligence collective des acteurs, a affirmé, mardi, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, Mabouba Diagne.
“Je suis convaincu que, grâce à notre intelligence collective et à notre détermination commune, nous pouvons faire du maïs une filière d’excellence et un pilier durable de notre souveraineté alimentaire”, a-t-il indiqué à l’ouverture d’un atelier national sur cette filière.
D’une durée de deux jours, l’atelier regroupe plusieurs représentants d’organisations paysannes, des partenaires financiers ainsi que des techniciens et experts du secteur agricole.
Mabouba Diagne a assuré qu’avec une organisation efficace de la filière, des semences performantes, une fertilisation adaptée, une mécanisation progressive et surtout une commercialisation structurée, le Sénégal peut “considérablement augmenter” la production nationale, accroître durablement la productivité et la compétitivité de cette filière.
“Notre ambition est claire : faire du maïs un pilier de la souveraineté alimentaire du Sénégal. Mais pour atteindre cet objectif, nous devons changer de paradigme. Et l’Etat prendra toute sa part pour accompagner les producteurs, sécuriser l’accès aux intrants, soutenir l’innovation et améliorer l’environnement économique de la filière”, a-t-il souligné.
Selon lui, le principal enseignement des dernières campagnes tient au fait que “la question centrale n’est plus seulement celle de la production. Elle est aussi, et peut-être surtout, celle de la commercialisation”.
“Nous avons observé ces dernières années des difficultés récurrentes dans l’écoulement du maïs local, alors même que la demande nationale reste très importante”, a fait observer le ministre de l’Agriculture.

Il considère que cette situation oblige le pays à repenser son approche. “Nous devons désormais adopter une logique simple mais fondamentale : vendre avant de produire. Cela signifie planifier la production en fonction de la demande réelle du marché, structurer les circuits de commercialisation et renforcer les mécanismes de contractualisation entre les producteurs et les acheteurs”, a préconisé Mabouba Diagne.
Il a rappelé que le maïs occupe une place centrale dans l’économie du Sénégal et constitue à la fois une culture vivrière importante pour les ménages ruraux et un intrant stratégique pour les industries d’aliments pour bétail, volaille et poisson.
“Pourtant, malgré le potentiel considérable de nos zones agroécologiques, notre production nationale demeure encore insuffisante pour satisfaire la demande intérieure, ce qui oblige le Sénégal à importer chaque année d’importantes quantités de maïs”, a déploré le ministre.

SG/ASB/BK

