Le renforcement du plateau technique, un défi pour la prise en charge des maladies ORL (spécialiste)
Le renforcement du plateau technique, un défi pour la prise en charge des maladies ORL (spécialiste)

SENEGAL-SANTE

‎Dakar, 23 oct (APS) – Le renforcement du plateau technique et des ressources humaines dans les structures sanitaires régionales est un défi à surmonter pour améliorer la prise en charge des maladies oto-rhino-laryngologiques (ORL) au Sénégal, a indiqué, vendredi, à Dakar, le vice-président de la Société sénégalaise d’ORL et de chirurgie cervico-faciale, le professeur Malik Ndiaye.

“Après le maillage du territoire en spécialistes et en services ORL, le défi est de renforcer le personnel sur place, mais aussi le plateau technique”, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS, en marge du 34e congrès de cette société savante, ouvert le même jour.

Selon lui, l’insuffisance d’équipements adaptés contraint parfois les spécialistes à orienter des patients vers Dakar, y compris depuis des régions éloignées comme Tambacounda (est).

“Ce n’est pas forcément parce que les ORL ne sont pas formés pour prendre en charge ces pathologies, mais parce qu’ils ne disposent pas toujours des équipements nécessaires”, a relevé le praticien.

Il a plaidé pour le développement de la recherche portant sur cette spécialité, rappelant que le Sénégal dispose de plusieurs structures universitaires assurant la formation des spécialistes en ORL.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar fait partie de ces structures de formation, dit-il, de même que l’Université Iba Der Thiam de Thiès et  l’Université Assane Seck de Ziguinchor.

Le 34e congrès de la Société sénégalaise d’ORL, dont le premier congrès remonte à 1994, représente une occasion d’échanger sur les difficultés diagnostiques et thérapeutiques rencontrées dans la prise en charge des affections ORL.

Les travaux portent notamment sur les tumeurs naso-sinusiennes, les malformations congénitales vasculaires cervicales, la surdité et les otites moyennes chroniques, en particulier le cholestéatome.

Ces thématiques ont été retenues en raison des défis qu’elles représentent dans le contexte sénégalais, a souligné le spécialiste, précisant que les échanges avec des experts étrangers doivent contribuer à améliorer les pratiques médicales.

Abordant la question des sinusites, le professeur Ndiaye a rappelé qu’elles peuvent être causées par des allergies, bactériennes ou fongiques, les formes allergiques étant, selon lui, les plus fréquentes.

“Les sunisites, c’est ce que qu’on appelle le rhume, le rhume des foins. Leur fréquence est liée à notre environnement, qu’il faut assainir, pour que les gens respirent un air qui est, on ne va pas dire pur, mais un air quand même qui n’entraîne pas des difficultés, qui ne cause pas des inflammations au niveau des sinus”, a expliqué le praticien.

Dans ce sens, le spécialiste de l’ORL a ainsi insisté sur la nécessité d’assainir l’environnement et de réduire l’exposition à la poussière et à la fumée, particulièrement chez les personnes sujettes aux allergies.

“Pour les personnes allergiques, il faut lutter contre les facteurs déclenchants”, a-t-il recommandé.

NSS/BK