SENEGAL-SOCIAL
Dakar, 25 avril (APS) – Le Réseau national des femmes travailleuses du Sénégal (RENAFETS), à travers sa présidente, a renouvelé ce samedi son engagement en faveur de la protection de la maternité et appelé le président de la République à promulguer la loi récemment adoptée dans ce domaine.
”Nous avons organisé cette journée qui est également une occasion, en prélude du 1er mai 2026, de faire entendre l’appel du RENAFETS à Monsieur le Président de la République (…), pour la promulgation de la loi sur la protection de la maternité ainsi que les deux codes déjà adoptés : le nouveau Code du travail et le Code unique de sécurité sociale’’, a déclaré Fatou Bintou Yaffa.
La présidente du RENAFETS s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la journée de mobilisation sociale pour la protection de la maternité.
Mme Yaffa a appelé les différentes organisations nationales à unir leurs forces pour garantir le succès de cette initiative, qu’elle souhaite voir couronnée comme l’a été la loi sur la parité.
Selon elle, ”les femmes peuvent bénéficier, grâce aux congés maternité, de prestations financières et médicales, de la protection de la santé au travail, de la protection de l’emploi, de la non-discrimination et de l’allaitement au travail’’, a-t-elle soutenu.
Elle signale que malgré la ratification par plusieurs pays de la Convention 183 de l’OIT portant sur la protection de la maternité, des femmes sont encore victimes de discrimination à l’embauche et dans le traitement salarial.
Autant de raisons, explique-t-elle, qui ont convaincu le RENAFETS d’épouser la bataille pour la protection de la maternité, souhaitant que le congés de maternité soit prolongé à 18 semaines en vue de permettre aux femmes une meilleure santé et à l’enfant, un meilleur traitement.
”La mise en place de crèches communautaires pour les femmes travailleuses des secteurs formels et informels est un autre chantier du RENAFETS et a été l’objet d’un forum national tenu il y a quelques mois pour faire un appel au gouvernement et aux collectivités locales de contribuer aux meilleures conditions de travail des femmes’’, a t-elle rappelé.
La famille sénégalaise, éclatée, n’offre plus les conditions adéquates pour que ”l’enfant soit bien traité”, selon Fatou Bintou Yaffa, estimant que seule la mise en place de crèches peut aider à alléger les charges de la femmes travailleuse.
CMS/OID

