SENEGAL-SOCIETE-INITIATIVE
Dakar, 20 nov (APS) – Le projet “Jariñ sa réew” (Servir son pays), officiellement lancé jeudi à Dakar, ambitionne de contribuer au développement en mettant à profit, de manière bénévole, les expertises et expériences de la diaspora sénégalaise.
Le projet “Jariñ sa réew” est une initiative du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, mise en œuvre de concert avec l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS).
Il est mis en œuvre dans le cadre de la politique de mobilisation des Sénégalais de l’extérieur au service de leur pays.
L’ANSTS, dans le cadre de cette initiative, est chargée de sélectionner des Sénégalais de la diaspora sur la base de leur expertise dans des domaines spécifiques, afin qu’ils viennent bénévolement se mettre au service de leur pays une période bien déterminée.
La santé et l’enseignement supérieur sont les deux domaines choisis pour la phase pilote de cette initiative.
”Les Sénégalais établis à l’étranger ont du savoir et de l’expérience qui, utilisés comme il se doit, pourraient accélérer notre marche engagée vers le progrès. Le projet ‘Jariñ sa réew’ a été pensé dans cet esprit, avec la mise en place de divers instruments et mécanismes de formalisation de la contribution de notre diaspora au développement du Sénégal”, a déclaré Amadou Chérif Diouf, secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur
“À travers le projet +Jariñ sa réew+, je les invite à une autre forme de don de soi pour la patrie qui est le volontariat, pierre angulaire de ce programme”, a-t-il ajouté.
Il soutient que l’objectif de ce projet est de contribuer à l’équité sociale et économique sur l’ensemble du territoire national, conformément à la “Vison Sénégal 2050”, référentiel des politiques publiques.

Il s’agira, selon lui, ”d’identifier l’expertise variée et de haute qualité des Sénégalais de l’extérieur pour leur implication effective dans nos efforts de développement socio-économique”.
Pour la phase pilote du projet, un médecin sénégalais officiant à Paris pourra exercer sur une période déterminée à Ourossogui, un infirmier à Kédougou, un universitaire, quant à lui, pourra partager son savoir lors d’une conférence ciblant les étudiants ou aider un pair au Sénégal à avancer sur un travail de recherche, explique Amadou Chérif Diouf.
Mactar Touré, président de l’ANSTS, pour sa part insisté relevé la nécessité d’une collaboration avec les universités et instituts de recherche, les ministères techniques, les collectivités territoriales et les partenaires internationaux, pour la réussite du projet “Jariñ sa réew”.
”Je lance un vibrant appel à nos scientifiques de la diaspora : venez, contribuez, partagez. Même à distance, vous pouvez jouer un rôle décisif”, a-t-il dit.

AFD/ADL/BK


