Le président du Comité national du Codex Alimentarius insiste sur la surveillance des aliments vendus dans la rue
Le président du Comité national du Codex Alimentarius insiste sur la surveillance des aliments vendus dans la rue

SENEGAL-CONSOMMATION-SANTE

Dakar, 05 mars (APS) – Le président du Comité national du Codex Alimentarius (CNCA), Amadou Diop, a insisté, jeudi, sur la nécessité d’accentuer la surveillance des aliments vendus dans la rue afin de prévenir la survenue des maladies d’origine alimentaire.

”Quand on tient compte du fardeau que représentent les maladies d’origine alimentaire dans nos pays, parmi lesquelles 70% sont dû aux maladies diarrhéiques, il est vraiment nécessaire d’accentuer la surveillance des aliments vendus dans la rue”, a-t-il prévenu.

Amadou Diop s’exprimait lors d’un atelier de partage et de validation des résultats d’un plan de surveillance sur la contamination des plats cuisinés et des jus locaux par deux bactéries : les salmonelles et les Escherichia coli ou E. coli.

Il a fait remarquer qu’au Sénégal, plusieurs cas d’intoxications alimentaires ont été enregistrés ces dernières années dans diverses localités du pays occasionnant des pertes en vies humaines.

Cette situation résulte, selon lui, de nombreux facteurs dont la prolifération d’aliments vendus sur la voie publique, les mauvaises conditions de stockage et de conservation des denrées alimentaires. D’où la pertinence d’une opération de surveillance des aliments vendus dans la rue.

Amadou Diop a fait savoir qu’un travail de surveillance dans les régions de Dakar, Kaolack et Thiès a été réalisé en collaboration entre deux autorités compétentes notamment le Service national de l’hygiène et le Laboratoire national d’analyse et de contrôle, qui dépend du ministère du Commerce. 

M. Diop a indiqué que pour la région de Dakar, sur 65 échantillons prélevés, un seul cas de non-conformité a été rapporté. Pour Thiès, sur 22 échantillons qui ont été prélevés, 12 cas de non-conformité ont été notés. Concernant Kaolack, sur 22 échantillons, trois cas de non-conformité ont été relevés.

”Ces non-conformités concernaient surtout des produits laitiers ou bien des dérivés, à savoir le tiakri, le lakh, etc., mais également les sandwichs qui étaient vendus dans la rue”, a expliqué le président du CNCA.

Il a estimé que cet exercice de contrôle doit être prolongé et étendu au niveau national afin d’avoir une meilleure visibilité du phénomène de la contamination des aliments de la restauration de rue.

Amadou Diop a également recommandé de renforcer la collaboration sectorielle entre les différentes autorités compétentes et le renforcement des compétences des personnels techniques en matière de prélèvement des échantillons.

La Commission du Codex alimentarius (CCA) a été créée en 1963 sous les auspices de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondial édentâmes la santé (OMS) pour protéger la santé des consommateurs et assurer des pratiques loyales dans le commerce alimentaire.

Elle est chargée de coordonner l’élaboration de normes alimentaires internationales utilisées comme des références mondiales pour les consommateurs, les producteurs, les organismes de contrôle alimentaire national et toutes les personnes impliquées dans le commerce international.

Après son adhésion à la Commission du Codex alimentarius (CCA), le Sénégal a créé par décret n° 83-1204 du 24 novembre 1983 le Comité National du Codex Alimentarius (CNCA).

AFD/OID/ABB