Exposition ”‘’Il était une fois, Gaza’’ : le plasticien Ousmane Dia en conférence de presse, mercredi à Dakar
Exposition ”‘’Il était une fois, Gaza’’ : le plasticien Ousmane Dia en conférence de presse, mercredi à Dakar

SENEGAL-PALESTINE-CULTURE

Dakar, 31 juil (APS) – Le plasticien sénégalo-suisse, Ousmane Dia va donner une conférence de presse, mercredi, à 10 heures 30 au monument de la renaissance africaine en prélude à l’ouverture de son exposition intitulée ‘’Il était une fois, Gaza’’, prévue le 23 octobre prochain à Dakar, a appris l’APS de l’intéressé.

Cette rencontre avec la presse vise à présenter la genèse du projet, sa portée artistique et symbolique ainsi que les différentes œuvres qui seront exposées, a confié M. Dia à l’APS. La rencontre va permettre également de présenter les neuf artistes palestiniens associés au projet et les principales étapes de sa mise en œuvre a-t-il précisé.

”Cette exposition engagée, s’inscrit dans une démarche de témoignage, de mémoire et de responsabilité historique. Avec +Il était une fois Gaza+, prolonge une pratique où l’art devient un espace de parole, de résistance et de transmission”, a dit l’artiste, invitant le public ”à regarder, à se souvenir et à prendre position’’.

La rencontre avec les journalistes se fera en présence de l’universitaire Babacar Mbaye Diop, commissaire scientifique et artistique de l’exposition, également professeur de philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ancien directeur de l’Institut supérieur des arts et des cultures dans le même établissement d’enseignement supérieur et ancien secrétaire général de la Biennale de Dakar.

‘’Avec Il était une fois GAZA, Ousmane Dia prolonge une pratique où l’art devient un espace de parole, de résistance et de transmission, invitant le public à regarder, à se souvenir et à prendre position’’, indique la note conceptuelle signée du commissaire Babacar Mbaye Diop, dont l’APS a obtenu copie.

Le texte ajoute que c’est une exposition ‘’engagée qu’Ousmane Dia inscrit dans une démarche de témoignage, de mémoire et de responsabilité historique’’, relevant qu’à travers installations monumentales, sculptures, peintures et dessins, ‘’l’artiste se positionne comme témoin de son époque, assumant le rôle éthique de l’art face à la violence du monde contemporain’’.

L’exposition, poursuit la note, prend pour point d’ancrage ‘’la situation dramatique de Gaza au XXIᵉ siècle, que l’artiste interprète comme l’expression ultime d’un processus colonial prolongé, accompagné d’une destruction systématique des vies, des territoires et des mémoires’’.

Au-delà du travail d’Ousmane Dia, l’exposition ‘’Il était une fois Gaza s’ouvre à une constellation de neuf artistes palestiniens invités (Maha Aldaya, Mohammed Al-Hawajri, Ahmad Dari, Ayman Essa, Raed Issa, Liza Madi, Avec Dina Mattar, May Murad, Taimaa Salama), ‘’dont les œuvres prolongent et complexifient cette réflexion’’. ‘’Leurs pratiques artistiques déploient des formes multiples — peinture, broderie, calligraphie, installation, photographie, dessin et archives — qui traduisent une même exigence : résister à l’effacement et préserver la dignité humaine’’.

La présence des Palestiniens ‘’ne relève ni de l’illustration ni du témoignage ponctuel. Elle constitue un axe fondamental de l’exposition, donnant voix à des artistes dont les œuvres naissent au plus près de l’expérience de la dépossession, de l’exil et de la persistance de la vie’’. ‘’Ces artistes ne parlent pas de la Palestine depuis une distance symbolique ou conceptuelle : ils parlent depuis Gaza et la Palestine, depuis un territoire fragmenté, soumis à la violence et à l’effacement, mais aussi depuis une culture profondément ancrée dans la mémoire, le geste et la transmission’’, souligne la note conceptuelle.

‘’Ensemble, explique le texte, ces neuf artistes composent une géographie sensible et plurielle de la Palestine contemporaine. Leurs œuvres rappellent que Gaza et la Palestine ne sont ni des chiffres ni des abstractions, mais des espaces habités. Dans Il était une fois Gaza, la présence palestinienne affirme ainsi une vérité essentielle : l’art demeure l’un des derniers lieux où un peuple peut encore se dire, se tenir debout et refuser l’effacement. Cette pluralité de voix palestiniennes résonne avec la démarche d’Ousmane Dia, qui inscrit son travail dans une même exigence de mémoire, de dignité et de refus de l’effacement.’’

FKS/MTN