SENEGAL–SANTE
Dakar, 22 août (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, a validé, vendredi, à Dakar, les recommandations issues de l’atelier national consacré à la mise en œuvre de la surveillance collaborative des maladies, une approche jugée ”pragmatique et opérationnelle” pour renforcer le système sanitaire du Sénégal.
”Cet atelier marque une étape clé dans notre ambition collective de doter le Sénégal d’un système de surveillance plus intégré, plus réactif et mieux préparé face aux risques émergents”, a déclaré M. Sy à la clôture des travaux.
Le ministre a salué l’implication des acteurs engagés dans la surveillance des maladies, parmi lesquels la Primature, plusieurs ministères sectoriels, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fondation Gates.

Il a rappelé que la surveillance collaborative s’inscrit ”dans la continuité de la surveillance intégrée de la maladie et de la riposte”, tout en apportant ”une nouvelle dynamique” pour améliorer la coordination intersectorielle et l’efficacité du dispositif.
Selon lui, cette initiative rejoint la vision de souveraineté sanitaire prônée par le président de la République et le Premier ministre, dans le cadre de l’agenda ”Sénégal 2050” axé sur le capital humain et l’équité sociale.
Ibrahima Sy a insisté sur la nécessité d’une ”synergie d’action à toutes les étapes de la chaîne de surveillance” afin d’anticiper des crises sanitaires ”de plus en plus complexes, souvent imprévisibles et aux impacts multiformes”.

Il a invité institutions nationales, partenaires techniques et financiers ainsi qu’acteurs communautaires à inscrire cette démarche ”dans la durée”, tout en veillant à une utilisation optimale des ressources mobilisées.
Le ministre a exprimé sa gratitude envers les partenaires, notamment la Fondation Gates et l’OMS, pour leur ”engagement constant” et leur appui technique et financier, avant d’annoncer le lancement officiel de la phase de mise en œuvre de la surveillance collaborative.
La représentante de la Fondation Gates, Valérie Bemo, et le représentant de l’OMS au Sénégal, Mady Ba, ont salué le leadership des autorités sanitaires dans l’introduction de cette approche, qualifiée d’’’essentielle’’ pour anticiper et mieux répondre aux urgences de santé publique.
Mme Bemo a rappelé que huit recommandations ont été adoptées à l’issue de l’atelier et assuré de la disponibilité de la Fondation Gates à accompagner le Sénégal dans leur opérationnalisation.
Mady Ba, parlant au nom des partenaires techniques et financiers, a qualifié le Sénégal de ”’pionnier en Afrique de l’Ouest” dans la mise en œuvre de cette démarche intégrée, fondée sur l’initiative One Health, et réaffirmé l’engagement de l’OMS à soutenir le pays pour renforcer sa résilience face aux menaces sanitaires futures.
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