Le Haras national vise 1 000 inséminations pour booster la filière équine
Le Haras national vise 1 000 inséminations pour booster la filière équine

SENEGAL-ELEVAGE-AMBITIONS

Kébémer, 10 juil (APS) –Le Haras national de Kébémer veut inséminer 1 000 juments en 2026 afin d’accélérer l’amélioration génétique du cheptel équin sénégalais, a annoncé, vendredi, son directeur général, Dr Mamadou Barro, estimant que les résultats obtenus ces dernières années sont “extrêmement encourageants”.

‘’Au titre de 2026, le Haras national cible un objectif de 1 000 juments à inséminer à travers le pays’’, a déclaré le DG du Haras national de Kébémer dans un entretien accordé à l’APS, en prélude à la Journée mondiale du cheval, instituée l’année dernière par les Nations unies et célébrée le11 juillet de chaque année.

L’insémination artificielle constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de modernisation de la filière équine, a-t-il fait valoir.

‘’Elle est une technique de reproduction moderne permettant de récolter la semence d’un étalon pour la fabrication de doses administrables à une jument en chaleur’’, a-t-il expliqué.

Le Docteur Barro souligne que cette méthode présente d’importants avantages économiques et sanitaires.

‘’Avec un seul étalon, plusieurs juments peuvent être inséminées, tandis que le transport de la semence permet d’inséminer des juments sans la présence de l’étalon’’, a-t-il indiqué, ajoutant que cette technique contribue également à limiter la transmission de maladies et les risques d’accidents liés à la montée naturelle.

Le directeur général du Haras national de Kébémer rappelle que 780 juments ont été inséminées en 2025, dont 466 gestantes, soit un taux de réussite de 59,74 %.

‘’Le bilan est extrêmement encourageant. Le taux de réussite en gestation progresse chaque année grâce à la maîtrise technique de nos équipes et à la sensibilisation des éleveurs’’, a-t-il affirmé.

Les premiers poulains issus de cette technique ‘’font la fierté de leurs propriétaires et s’illustrent déjà sur le marché et dans les courses hippiques’’, s’est félicité le spécialiste.

DS/ASB/MTN