SENEGAL-EDUCATION-PERSPECTIVES
Diamniadio, 17 mars (APS) – Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Papa Malick Ndao, a réaffirmé, mardi, l’ambition du gouvernement de permettre aux langues nationales d’occuper toute leur place dans les différents secteurs de la vie publique, estimant que la diversité linguistique du pays est plutôt “un facteur de cohésion sociale” qu’un “obstacle à l’unité nationale”.
“Notre ambition, je dirais l’ambition du gouvernement est très claire, c’est permettre aux langues nationales d’occuper toute leur place dans l’éducation, dans l’administration, dans la recherche, dans les médias et dans l’ensemble des secteurs de la vie publique”, a-t-il indiqué.
M. Ndao intervenait au cours de l’atelier de partage du document de politique linguistique nationale, une rencontre dont il a présidé la cérémonie d’ouverture à Diamniadio, en présence de représentants des ministères concernés.
Il y avait aussi des directeurs et chefs de service, des représentants de partenaires techniques et financières, des chercheurs, experts et acteurs du système éducatif.
“La diversité linguistique de notre pays n’est pas un obstacle à l’unité nationale. Elle est au contraire une richesse exceptionnelle. Elle constitue un facteur de cohésion sociale et un levier stratégique pour un développement plus inclusif et plus durable”, a souligné le secrétaire général du ministère de l’Education nationale.
Papa Malick Ndao a rappelé que dans un monde marqué par la mondialisation, par la circulation accélérée des savoirs et par la transformation rapide des sociétés, “les langues occupent une place centrale” et “sont à la fois des instruments de communication, certes, mais aussi des vecteurs de savoir, des supports de culture et des leviers de développement”.
Il a relevé que l’Etat du Sénégal a engagé, depuis plusieurs années, une réflexion approfondie afin de définir une politique linguistique nationale “cohérente, inclusive et adaptée aux réalités sociolinguistiques” du pays.
Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale a fait observer que “plus de 97% de la population communique quotidiennement dans une langue nationale”. “Pourtant, note-t-il, ces langues qui portent l’intelligence collective de notre peuple et qui structurent notre vie sociale demeurent encore insuffisamment présentes dans certaines sphères de la vie publique”.
“Cette situation n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de l’histoire. Et comme toute construction historique, elle peut être transformée par une volonté politique forte et assumée. C’est précisément l’engagement que réaffirme aujourd’hui l’État du Sénégal en voulant mettre en place ce document de politique linguistique nationale”, a expliqué le SG du ministère de l’Education nationale.
SG/BK

