Le FEM veut réserver 10 % de ses financements aux communautés locales (coordonnateur)
Le FEM veut réserver 10 % de ses financements aux communautés locales (coordonnateur)

AFRIQUE-ENVIRONNEMENT-FINANCEMENT

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Saint-Louis, 28 sept (APS) – Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) prévoit de consacrer 10 % de ses financements aux communautés locales, a déclaré lundi à Saint-Louis, Jonquier Ténou, le coordonnateur de son bureau pour l’Afrique, basé à Washington.

‘’Nous voudrions que 10 % de nos ressources soient accessibles directement aux communautés locales et aux peuples autochtones, parce que c’est là que se trouvent les défis. Le FEM est donc très présent et devrait continuer à soutenir les communautés locales’’, a-t-il indiqué en réponse à une question concernant la place des communautés dans les projets du FEM.

‘’Les communautés, c’est le point de chute de toutes nos interventions et nous avons accordé une attention particulière aux communautés rurales’’, a insisté M. Ténou

Il intervenait en marge du lancement du Projet de coordination régionale, financé au bénéfice de neuf pays africains, majoritairement concernés par la Grande Muraille Verte : Burkina Faso, Éthiopie, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Tchad.

Le secteur privé est une partie prenante et doit contribuer au financement de ce grand projet, les ressources du FEM ne pouvant pas suffire à elles seules, a-t-il notamment assuré à des journalistes.

Le FEM veut réserver 10 % de ses financements aux communautés locales (coordonnateur)

Le projet, lancé en 2005, a fait l’objet de beaucoup d’investissements, évalués à plus d’un milliard de dollars, a-t-il rappelé. ”C’est un programme qui doit provoquer des transformations structurelles au niveau de la région’’, a-t-il souligné.

Le projet vise à renforcer l’initiative de la Grande Muraille Verte, a de son côté expliqué Sekouna Diatta, directeur général de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte.

L’Agence, a-t-il précisé, intervient dans la région de Saint-Louis, caractérisée par la diversité des écosystèmes qui sont en interaction les uns avec les autres et dont la dégradation de l’un peut également avoir des répercussions sur les autres.

Pour lui, ‘‘agir dans cette zone constitue, un enjeu  important’’.

Il fait savoir que la région de Saint-Louis fait partie du tracé de la Grande Muraille Verte, mais jusque-là, elle n’a pas bénéficié d’un financement conséquent. 

Avec ce projet, a-t-il dit, ‘’les populations de cette région vont bénéficier d’un accompagnement pour être beaucoup plus résilientes face aux conditions que nous vivons actuellement’.

Cet atelier de cinq jours réunit à Saint-Louis le réseau des parlementaires de la Grande Muraille Verte ainsi que plusieurs autres personnalités, dont Michel Mustapha Garba, secrétaire exécutif de l’Alliance panafricaine de la Grande Muraille Verte.

AMD/FKS/ASB/AKS