Dakar, 23 avril (APS) – Le droit de la santé ne peut devenir une réalité sans couverture sanitaire pour “toutes les populations, quels que soient les types de besoins, là où elles se trouvent”, a soutenu, mardi, à Dakar, docteur Isseu Diop, directrice pays de New Partenerships Initiative (NPI), une initiative visant à accroître l’impact de l’USAID par de nouveaux partenariats.

“On ne peut jamais parler du droit à la santé si on ne peut pas assurer une couverture sanitaire universelle à toutes les populations, quels que soient les types de besoins, là où elles se trouvent. Nous lutterons sans relâche pour y arriver”, a-t-elle déclaré lors d’un point de presse.

Cette perspective justifie, dit-elle, l’intérêt de plaider l’accessibilité des soins de qualité à moindre coût et “à tous les niveaux de la pyramide sanitaire sénégalaise”.

“Le droit à la santé est reconnu par la Constitution du Sénégal. Cependant, il y a encore beaucoup de défis à relever”, a-t-elle indiqué au cours de cette rencontre avec des journalistes, en prélude à la célébration de la Journée mondiale de la santé, prévue le 27 avril prochain.

Mme Diop note que “beaucoup de progrès” ont été réalisés dans ce domaine au Sénégal, à travers la politique de santé élaborée par le pays, se traduisant notamment par la mise en œuvre du Programme national de développement sanitaire (PNDSS) et d’autres actions visant à permettre que chacun puisse accéder “équitablement” à la santé.

“Mais des défis persistent”, a souligné docteur Isseu Diop, selon qui dans un secteur de développement comme la santé, toutes les structures publiques sont appelées à contribuer au développement de l’état de santé de la population.

Elle a cité différents aspects de la question, tels que les routes, les ressources humaines. “Il y a beaucoup de chantiers. L’aspect financier est un élément très important dans le cadre des stratégies qu’il faut mettre en place”, a expliqué Mme Diop.

“La mobilisation de ressources internes est un élément déterminant dans la pérennisation”, a insisté la directrice pays de New Partenerships Initiative (NPI).

Selon le secrétaire général du Cadre de concertation, de coordination et d’actions de plaidoyer de la société civile pour la santé au Sénégal (3CAP-Santé), docteur Karim Diop, le droit à la santé est consacré dans la Constitution de l’essentiel des pays du monde dont le Sénégal.

“Malheureusement, on a constaté que beaucoup de personnes, plus de la moitié de la population, n’accèdent pas correctement aux soins de santé comme elles l’auraient souhaité”, a-t-il regretté.

“C’est donc l’occasion pour nous de faire un plaidoyer pour que les populations sénégalaises en général puissent accéder à la santé comme elles l’auraient souhaité”, a soutenu docteur Diop.

Selon Karim Diop, cela signifie notamment avoir un meilleur accès géographique faisant fi des disparités qui existent au sein du pays, mais aussi permettre aux personnes les plus démunies d’accéder aux soins de santé.

Il relève que cela veut également dire permettre aux populations les plus vulnérables, à savoir femmes, enfants et handicapés, “d’accéder à la santé parce que c’est leur droit”.

“Nous ferons des recommandations à l’endroit des décideurs pour cela, parce que la loi recommande la santé comme un droit”, a conclu le secrétaire général du Cadre de concertation, de coordination et d’actions de plaidoyer de la société civile pour la santé au Sénégal.

NSS/BK/MTN

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