Le directeur général de la FIARA veut en faire “un carrefour pour l’agriculture africaine, voire mondiale”
Le directeur général de la FIARA veut en faire “un carrefour pour l’agriculture africaine, voire mondiale”

SENEGAL-AGRICULTURE-ELEVAGE-PERSPECTIVES

Dakar, 27 avr (APS) – Le directeur général de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA), Pape Abdou Fall, invité par l’APS à tirer le bilan de la 26e édition de cet évènement commercial annuel, a fait part de son ambition d’en faire “un carrefour pour l’agriculture africaine, voire mondiale”.

“Mon ambition est de faire de Dakar un carrefour pour l’agriculture africaine, voire mondiale. Je veux faire de la FIARA le salon de l’agriculture africaine. C’est mon objectif […] En comparant les dernières éditions aux premières éditions de la FIARA, je me dis que tout est possible. Nous avons bâti quelque chose de solide et de crédible”, a assuré M. Fall.

“Maintenant, a-t-il ajouté, il faut passer à la vitesse supérieure. Pour cela, il faut une plus grande présence des institutions continentales et internationales, l’attraction d’investisseurs étrangers, par la mise en place de partenariats avec les grandes foires agricoles du monde. C’est une vision ambitieuse. Elle guide nos actions au quotidien.”

Le numérique est en train de transformer l’agriculture et l’élevage sénégalaises de manière “irréversible”, selon le directeur général de la FIARA. “Si vous parcourez la FIARA, vous verrez que le digital est maintenant une dimension très importante de l’agriculture et de l’élevage. On découvre des solutions, à travers des applications et des technologies proposées par des exposants. Le numérique est en train de transformer profondément l’agriculture et l’élevage. C’est une tendance […] irréversible”, a-t-il soutenu.

“Il appartient aux producteurs, aux éleveurs et aux transformateurs de se former pour en tirer pleinement profit. Celui qui maîtrise le digital a un avantage considérable […] La FIARA offre cette opportunité en donnant de la visibilité aux entreprises qui innovent”, a assuré Pape Abdou Fall.

“Pour les jeunes, c’est la même logique. Il y a des dispositifs d’encadrement pour eux. Nos partenaires, dont font partie l’ANPEJ (Agence nationale de l’emploi des jeunes) et l’ADEPME (agence nationale chargée de l’encadrement des petites et moyennes entreprises), proposent un encadrement avant, pendant et après la foire. Notre objectif est de faire en sorte que chaque jeune qui passe par la FIARA en repart avec quelque chose de concret : des contacts, des contrats, des idées nouvelles…”, a promis M. Fall.

D’après lui, le comité d’organisation de la FIARA a “un dispositif d’autonomisation” aussi. “L’environnement même de la foire joue ce rôle : le fait de participer, de s’assumer et d’exposer son offre renforce […] la confiance de l’exposant. C’est en soi un puissant mécanisme d’émancipation. Il y a des femmes qui participent à la FIARA et qui, aujourd’hui, dirigent de véritables entreprises. Elles ont rencontré des partenaires ici, elles ont signé des contrats là.”

“Échanger des expériences et développer des partenariats”

“Nous allons à la rencontre des grandes structures internationales pour leur montrer que la FIARA est un produit vendable et un cadre approprié pour des rencontres, des échanges et des affaires sérieuses”, a ajouté le directeur général de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales.

D’après lui, l’un des objectifs du comité d’organisation de l’évènement est de montrer que Dakar est une ville appropriée pour parler d’agriculture africaine. “Notre objectif est de présenter, de négocier, de signer des contrats et de développer des perspectives de collaboration durable. Beaucoup de structures internationales ne connaissent pas encore la FIARA ou en gardent une impression incomplète. Notre rôle est d’aller vers elles, de leur montrer ce que nous avons bâti et de les convaincre que Dakar est un bon endroit pour parler d’agriculture africaine. C’est un travail de longue haleine, mais nous y croyons fermement”, a assuré Pape Abdou Fall.

“Les opportunités sont énormes. Elles ont plusieurs dimensions, dont l’une est commerciale : la FIARA offre aux participants la possibilité de venir exposer leurs produits et de rencontrer des structures qu’ils n’auraient peut-être jamais croisées ailleurs, d’échanger des expériences, de développer des partenariats stratégiques, de commercer et de signer des contrats”, a souligné M. Fall.

“La FIARA est la plus grande vitrine de l’année pour beaucoup d’exposants, les petits producteurs et les jeunes entrepreneurs notamment. C’est l’occasion pour eux de se faire connaître, de tester le marché et de trouver une demande à leur offre”, a-t-il signalé.

L’agroécologie – l’ensemble des méthodes de production agricole tenant compte de la protection de l’environnement – était le thème choisi par le comité d’organisation de l’évènement, pour son animation scientifique.

La 26e édition de la FIARA s’est déroulée du lundi 30 mars au dimanche 26 avril, dans l’enceinte du Centre international du commerce extérieur du Sénégal.

Des organisations paysannes, dont le Conseil national de concertation des ruraux, prennent part à l’organisation de la FIARA.

TAB/ESF/BK