Le directeur de l’Enseignement supérieur prône des mesures d’incitation pour l’orientation dans les STEM
Le directeur de l’Enseignement supérieur prône des mesures d’incitation pour l’orientation dans les STEM

SENEGAL-ENSEIGNEMENT-FORMATION

Dakar, 19 mai (APS) – Le directeur de l’Enseignement supérieur a préconisé la mise en place de mécanismes d’incitation afin d’amener les élèves et futurs bacheliers à davantage s’intéresser aux STEM – Science, Technologie, Ingénierie, Mathématiques -, notamment dans un contexte de politique nationale de souveraineté. 

“Des mécanismes d’incitation peuvent être mobilisés pour orienter les choix des bacheliers vers ces filières : bourses d’excellence scientifiques, primes d’orientation vers les STEM, gratuité partielle des frais pédagogiques, dotation en ordinateurs et connexion Internet subventionnée, contrats d’insertion professionnelle garantis à l’issue de la formation. Il existe autant de dispositifs envoyant un signal clair : la République investit dans les jeunes qui s’engagent dans les filières de souveraineté”, a indiqué le professeur Abdoul Aziz Diouf.

Il s’exprimait dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), dans le sillage du lancement, ce mardi, de l’édition 2026 de la Caravane de l’orientation.

Cette initiative du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a pour objectif principal d’accompagner les lycéens dans le choix de leurs études supérieures.

Le lancement officiel de la Caravane de l’orientation, qui se rendra également dans les régions de Dakar, Diourbel, Kaffrine, Ziguinchor, Matam et Tambacounda, sera donné par le ministre Daouda Ngom, à Thiès, en présence de son homologue de l’Education, Moustapha Guirassy. 

Le Sénégal a désormais opté pour une politique éducative tournée vers le développement des filières scientifiques.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment donné instruction au ministre de l’Éducation nationale de procéder à une révision profonde des mécanismes d’orientation et de valorisation des filières S, S1 et S3. L’objectif du gouvernement étant de faire passer le taux de candidats au baccalauréat dans ces parcours scientifiques de 2,07% à 15% au moins d’ici 2031.

Relevant le lien entre souveraineté et maîtrises des connaissances scientifiques et technologiques, le directeur de l’Enseignement supérieur a exhorté les universités à adapter leurs offres de formation à des secteurs prioritaires telles que la santé, la pharmacie et les biotechnologies, la cybersécurité et l’intelligence artificielle, l’agriculture intelligente, la défense technologique, les énergies renouvelables, l’industrie pharmaceutique.

“La souveraineté du Sénégal dans les secteurs stratégiques dépendra fortement de sa capacité à former des ressources humaines hautement qualifiées dans les domaines scientifiques et technologiques”, a souligné le professeur Abdoul Aziz Diouf.

En plus des mécanismes d’incitation, il suggère l’élaboration d’une stratégie nationale de souveraineté scientifique invitant les universités à aligner leurs offres de formation sur des secteurs jugés prioritaires, notamment la santé, la pharmacie et les biotechnologies, la cybersécurité et l’intelligence artificielle, l’agriculture intelligente, la défense technologique, les énergies renouvelables, l’industrie pharmaceutique.

Le directeur de l’Enseignement supérieur suggère également la promotion de modèles de réussite dans les filières STEM. 

“Les jeunes doivent voir des scientifiques sénégalais réussir. Il convient ainsi de valoriser publiquement les chercheurs sénégalais, de créer des émissions scientifiques accessibles au grand public, de promouvoir les innovations locales et d’introduire des ambassadeurs scientifiques dans les écoles”, a-t-il prôné.

ABB/BK