SENEGAL-COLLECTIVITE-STATISTIQUE
Diourbel, 11 août (APS) – Le deuxième Recensement général des entreprises (RGE) vise à fournir des données ”très dynamiques et très fiables” sur le secteur privé, afin de mieux orienter les politiques économiques au niveau des territoires, a indiqué, mardi à Diourbel, Jean-Paul Diagne, coordonnateur de l’Unité de mise en œuvre du RGE au niveau de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Il s’exprimait lors d’une rencontre de sensibilisation, en présence des acteurs locaux et des autorités administratives, des chefs de service, des acteurs de développement et des autorités territoriales.
“Ce recensement a vraiment pour objectif de connaître le secteur privé, de cerner ses difficultés, d’avoir la répartition des activités au niveau de tous les territoires “, a-t-il déclaré.
Le nouveau recensement devra également permettre de mieux connaître “la vie des entreprises”, notamment leur création et les différents événements qui interviennent dans leur existence, et de disposer d’un système d’information géographique sur les entreprises.
Le coordonnateur de l’Unité de mise en œuvre du RGE a rappelé que le premier Recensement général des entreprises, réalisé en 2016, avait permis de mesurer l’utilité d’une telle opération.
Face aux craintes liées à une éventuelle utilisation fiscale des données collectées, M. Diagne a tenu à préciser que le RGE “n’a pas un caractère fiscal”, mais plutôt “un caractère stratégique”.

“Le principal objectif est d’améliorer le système d’information sur les entreprises”, a-t-il dit, assurant que les données fournies par les acteurs seront protégées.
Il a ajouté que les résultats du recensement permettront de mettre à la disposition des acteurs des informations utiles à la prise de décision, à l’amélioration de la productivité des entreprises et au renforcement de la contribution du secteur privé à la croissance économique, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de développement 2025-2029.
Jean-Paul Diagne a, par ailleurs, insisté sur l’importance de l’adhésion des acteurs à cette opération statistique.
Après cette étape de sensibilisation avec les autorités administratives, les chefs de service, les acteurs de développement et les autorités territoriales, l’ANSD prévoit de rencontrer les autorités religieuses, notamment le Khalife général des mourides, afin de faciliter le travail des enquêteurs sur le terrain.
“Cette adhésion-là est importante dans tout recensement, dans toute activité statistique”, a-t-il souligné, estimant qu’elle contribuera à faciliter le déroulement de l’opération et à assurer la qualité des informations recueillies.
MNF/ABB
