Le CORED dénonce la publication d’images ‘’insoutenables’’ dans les médias
Le CORED dénonce la publication d’images ‘’insoutenables’’ dans les médias

SENEGAL-SOCIETE

Dakar, 27 jan (APS) – Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED) dénonce, dans un communiqué parvenu mardi à l’APS, la publication par certains médias sénégalais d’images ‘’insoutenables’’ relatives à des violences domestiques ou à des accidents de la route.

Dans leur livraison de lundi dernier, des médias ont publié les photos d’une violente bagarre entre des coépouses. Le commissariat de police d’arrondissement de Ndamatou, dans la ville de Touba (centre), a été saisi des faits en question, selon plusieurs médias.

L’auteure présumée des actes de violence, une infirmière d’État, aurait été placée en garde à vue. Elle est accusée de coups et blessures volontaires pour avoir lacéré le visage de sa coépouse.

Le CORED ‘’se désole’’ de ‘’la récurrence de la publication d’images et de scènes de violence’’ par certains médias, qui, selon lui, se soustraient à ‘’l’obligation des journalistes et des techniciens […] de veiller à la préservation et à la protection des âmes sensibles et/ou vulnérables’’.

Dans son communiqué qui ‘’tient lieu d’avertissement’’, le CORED dénonce aussi la publication et la diffusion d’‘’images de violence insoutenables, à la suite des accidents ou des scènes domestiques’’.

L’organe d’autorégulation des médias rappelle aux journalistes et aux techniciens des entreprises de presse que le respect de la dignité humaine est un ‘’principe fondamental’’ du traitement et de la diffusion de l’information.

Il invoque les dispositions du Code de la presse selon lesquelles ‘’le compte rendu […] d’accidents et de catastrophes trouve ses limites dans le respect […] de la souffrance des victimes et/ou des proches’’.

Le CORED fait valoir que l’article 3 de la Charte des journalistes du Sénégal oblige les professionnels des médias à ‘’respecter la dignité de la personne humaine’’.

Il rappelle que cette règle est valable aussi pour ‘’les groupes minoritaires et les personnes en situation de vulnérabilité’’.

HK/ESF