Le Commissariat à la sécurité alimentaire veut amorcer un changement de paradigme (Officielle)
Le Commissariat à la sécurité alimentaire veut amorcer un changement de paradigme (Officielle)

SÉNÉGAL-SECURITEALIMENTAIRE-TRANSPARENCE

Dakar, 19 juin (APS) – Le Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience (CSAR) a rendu public, vendredi, son rapport annuel 2025, un exercice de redevabilité dont le but est d’amorcer un changement de paradigme en matière de gouvernance, selon sa directrice Marième Soda Ndiaye.

“Cette rencontre répond à un impératif éthique de la gouvernance publique : le devoir de redevabilité. En tant que structure publique, le CSAR se doit de rendre compte, de façon régulière et transparente, de l’emploi des ressources qui lui sont confiées et des résultats de son action au service des populations’’, a-t-elle dit.

La présentation du rapport annuel 2025 du Commissariat à la sécurité alimentaire a été couplée à une cérémonie de signature de conventions avec l’ANSD, le FONGIP et l’ADL dans le cadre du renforcement des partenariats sur les questions de sécurité alimentaire et de résilience au Sénégal.

Pour Marième Soda Ndiaye, le choix d’organiser cette activité en collaboration avec les acteurs de la presse, en présence des partenaires, n’est pas anodin. ‘’Il traduit la volonté de la direction générale d’amorcer un changement de paradigme en matière de gouvernance’’.

Une orientation, explique-t-elle, qui s’appuie à la fois sur des réformes stratégiques et sur la consolidation des acquis capitalisés en un demi-siècle d’existence.

‘’Cet exercice auquel nous vous avons conviés est ainsi l’occasion de mieux faire connaître le CSAR, sa mission, son rôle et les défis qui l’interpellent en tant que structure pivot de la sécurité alimentaire et de la résilience au Sénégal’’, a ajouté Mme Ndiaye.

Le rapport renseigne qu’en 2025, le CSAR a assisté 177 093 bénéficiaires via des distributions ciblées (cérémonies religieuses, populations vulnérables, sinistrés), notant “une avancée majeure” avec l’atteinte de 100 % d’achats locaux (riz, niébé, huile) contre 11 % en 2024.

Selon le document, le stock national de sécurité alimentaire a été reconstitué avec 1 550 tonnes de riz (dont 1 500 tonnes locales). Le budget exécuté s’élève à 2,72 milliards  de francs CFA (55 % d’exécution), avec des “contraintes logistiques et financières persistantes”.

Le rapport signale “l’insuffisance des ressources financières, limitant la prise en charge adéquate des missions prioritaires, notamment celles de sécurité alimentaire et de résilience, les opérations d’assistance alimentaire en faveur des populations victimes de chocs et l’appui aux grandes manifestations religieuses telles que le Magal, le Gamou, les Ziaras, les pèlerinages”.

S’agissant de la perspective de l’exercice 2026, le Commissariat à la sécurité alimentaire entend poursuivre la “consolidation” de ses missions et renforcer son rôle dans la prévention et la gestion des risques d’insécurité alimentaire au Sénégal.

CMS/HK/MTN