SENEGAL-PRESSE-REVUE
Dakar, 1er juin (APS) – L’attente du nouveau gouvernement, dix jours après le limogeage de Ousmane Sonko, la candidature du général Birame Diop pour le poste de président de la commission de la CEDEAO et la célébration du centenaire de Abdoulaye Wade sont largement commentés par les quotidiens reçus, lundi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
”Gouvernement Al Aminou Lo, l’interminable attente’’, affiche à la Une Le Quotidien, soulignant que ‘’dix jours après le limogeage de Ousmane Sonko et huit jours après la désignation de Al Aminou Lô au poste de Premier ministre, la fumée blanche se fait toujours attendre, car le Sénégal attend toujours son équipe gouvernementale’’.
Selon le journal il y a ‘’derrière ce retard inédit, un bras de fer feutré mais féroce entre le nouveau Premier ministre et un parti Pastef ultra majoritaire à l’Assemblée, bien décidé à imposer ses conditions’’.
”Un retard inédit qui met en lumière les tractations féroces et les équilibres précaires au sein d’une majorité présidentielle dominée par un parti Pastef désormais hégémonique à l’Assemblée nationale’’, écrit Le Quotidien.
Parlant de cette ‘’annonce tardive’’ du nouveau gouvernement, L’As titre : ‘’Le Sénégal, otage des hésitations du pouvoir’’’.
”Dix jours sans gouvernement pleinement constitué. Dix jours d’attente, d’incertitudes et d’interrogations dans un dans un pays confronté à d’immenses défis économiques et sociaux. Depuis l’éviction d’Ousmane Sonko de la Primature et son installation spectaculaire à la tête de l’Assemblée nationale, le Sénégal semble plongé dans une séquence politique dont les citoyens peinent à comprendre les véritables ressorts’’, note le journal.
Selon la publication, ‘’certes, un nouveau Premier ministre a été nommé, mais son équipe se fait toujours attendre. Jour après jour, le président Bassirou Diomaye Faye peine à finaliser un gouvernement pourtant indispensable au bon fonctionnement de l’État. Cette situation nourrit les spéculations sur d’éventuelles divergences internes et sur les difficultés de l’exécutif à trouver un équilibre entre les différentes sensibilités du pouvoir’’.
L’As rappelle que ‘’le Sénégal a besoin d’un gouvernement opérationnel, d’une direction claire et d’un pouvoir concentré sur les urgences nationales. Car gouverner ne consiste pas seulement à conquérir le pouvoir. Gouverner, c’est décider. Gouverner, c’est agir. Et surtout, gouverner, c’est répondre aux attentes d’un peuple qui n’a plus le luxe d’attendre’’.
Sur le plan diplomatique, Sud Quotidien relève que le Sénégal a officiellement annoncé son intention de présentera la candidature du Général d’armée aérienne (25) Birame Diop, ministre des Forces armées sortants, à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
”Cette décision a été prise par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, en perspective du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous-régionale prévu en juillet 2026’’, indique Sud.
Le Soleil salue ‘’un choix judicieux et minutieux’’, soulignant que ‘’le Général d’armée aérienne (2S) Birame Diop présente un profil reconnu sur les scènes nationale et internationale. Expert en sécurité et acteur des réformes institutionnelles en Afrique, il a consacré sa carrière à la promotion de la paix, de la gouvernance et du renforcement des capacités stratégiques du continent’’.
Le journal revient également sur la visite de travail du président Bassirou Diomaye Faye, samedi, en Gambie et affiche à la Une : ‘’Dakar et Banjul resserrent leurs liens’’.
‘’En visite de travail en Gambie, le président de la République Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec son homologue Adama Barrow. Les deux hommes sont revenus sur les relations bilatérales, les enjeux régionaux ainsi que la conjoncture internationale’’, rapporte Le Soleil.
WalfQuotidien met en exergue la célébration du centenaire du président Abdoulaye Wade.
”Le Président Abdoulaye Wade a marqué de son empreinte la vie politique sénégalaise. Pendant vingt-six ans, il s’est opposé au régime socialiste sans jamais plier, malgré les multiples brimades et tracasseries. Emprisonné à plusieurs reprises, harcelé et voué aux gémonies par ses adversaires, il est resté droit dans ses bottes, avec la conviction qu’il finira un jour par gagner. Il a parfois mené une guerre impitoyable au régime socialiste, utilisant des mots forts frisant la rébellion. En 1988, il n’a pas hésité à demander à ses militants de s’opposer physiquement à la fraude électorale avec un plan de bataille presque insurrectionnel”, écrit Walf.
AUT: OID
