SENEGAL-TECHNOLOGIES-AMBITIONS
Dakar, 15 mai (APS) – L’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES) place la diplomatie spatiale au centre de sa stratégie de développement, en vue de positionner le Sénégal dans les grandes discussions mondiales consacrées à ce domaine, a-t-on appris de son directeur général, Maram Kairé.
Dans cette optique, l’ASES a entièrement consacré l’année 2024 à cette “Space Diplomacy”, avec une présence active du Sénégal dans plusieurs rendez-vous internationaux du secteur.
“Il fallait faire le tour du monde pour avoir autour de notre table les meilleurs partenaires”, a déclaré son directeur général, dans un entretien avec l’APS.
Maram Kairé a évoqué, à ce sujet, la participation du Sénégal à la Space Technology Conference d’Ankara (Turquie), où il était le seul pays africain invité à intervenir devant plus d’un millier de participants.
Le Sénégal, sous l’égide de l’ASES, a également pris part à des conférences internationales sur la géointelligence à Londres, par exemple, s’est-il réjoui.
L’ASES a aussi signé avec la Chine un accord lié à une future station orbitale, dans le cadre duquel le Sénégal prendra part à certains travaux de fabrication, informe son directeur général.
Cette présence diplomatique permet de faire connaître la vision des autorités sénégalaises, qui souhaitent faire du spatial un outil de transformation économique et de souveraineté technologique, a fait valoir Maram Kairé.
Il a également estimé que le spatial constitue un puissant instrument de coopération régionale, en faisant allusion aux satellites agricoles ou maritimes pouvant être développés conjointement par plusieurs pays partageant les mêmes enjeux de sécurité alimentaire, de surveillance environnementale ou de gestion des ressources.
“Le spatial permet de mutualiser les efforts, de réduire les coûts et d’attaquer ensemble des problématiques communes”, a-t-il expliqué.
De l’avis de son directeur général, l’ASES considère cette coopération comme “indispensable pour les jeunes nations africaines” qui accusent, selon lui, “plusieurs décennies de retard dans le domaine spatial”.
Face à cette situation, le Sénégal veut privilégier “des partenariats gagnant-gagnant” permettant des transferts de technologie et une montée rapide en compétence des ressources humaines nationales, a-t-il martelé.
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