SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PREVISIONS
Dakar, 20 jan (APS) – Le Sénégal ambitionne de faire de l’alerte précoce aux risques climatiques un service public “accessible, compréhensible et actionnable, au bénéfice de chaque citoyen”, a déclaré mardi, à Dakar, le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), Diaga Basse.
L’ANACIM porte “la responsabilité de fournir des services météorologiques et climatiques fiables, tant pour la sécurité aérienne que pour les secteurs sensibles tels que l’agriculture, l’eau, la santé, la pêche, l’énergie et la protection civile”, a-t-il rappelé.
Diaga Basse s’exprimait lors de la cérémonie de lancement du projet de Système d’alerte précoce de l’agence nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA) pour les pays africains.
Le lancement de ce projet, “d’une durée de trois ans susceptible d’être renouvelé […], marque le début d’un processus exigeant qui appelle à une appropriation nationale forte, à une coordination interinstitutionnelle renforcée et à des investissements durables”.
Il doit également porter “une attention particulière” à la sensibilisation des communautés”, a soutenu le directeur général de l’ANACIM.
“Face aux défis climatiques, notre meilleure réponse reste l’anticipation, la science et la solidarité”, a souligné M. Basse, ajoutant que le projet NOAA-NEWS offre les outils et le cadre pour “transformer l’information en décision, et la décision en protection”.
Il exhorte à faire en sorte que “chaque alerte diffusée se traduise par une action préventive efficace, réduisant significativement les pertes humaines et économiques”.
Le directeur adjoint du centre de prévision climat à la NOAA, Wassila Mamadou Thiaw, note que le projet de Système d’alerte précoce de l’administration nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA – NEWS) est “une initiative majeure du gouvernement américain pour aider certains pays en développement à implémenter des projets d’alerte précoce de façon efficiente”.
“Cette initiative est au service de la sécurité humaine, du développement durable et de la résilience climatique de nos pays africains”, a-t-il déclaré.
Selon lui, l’administration américaine des océans et de l’atmosphère va travailler, dans ce cadre, au renforcement des capacités de services météorologiques des 53 pays africains en matière de surveillance du temps, mais aussi de prévisions du temps à l’échelle journalière, sous-saisonnière et saisonnière”.
À en croire la directrice du Bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale, Agnès Kijazi, ce partenariat illustre parfaitement “la valeur de la coopération scientifique et technique au service de la résilience climatique”.

CS/BK

