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Dakar, 17 déc (APS)- Le directeur général de la Planification et des politiques économiques, Souleymane Diallo, a assuré, mercredi, à Dakar, que la territorialisation des politiques publiques est un “impératif stratégique” et une “urgence” de la Vision Sénégal 2050.
‘’La territorialisation des politiques publiques n’est pas un simple choix technique ou une option, elle constitue un impératif stratégique et une urgence au cœur de la Vision Sénégal 2050”, a-t-il dit.
Il prenait part à l’atelier de renforcement des capacités et de partage sur la territorialisation des politiques publiques dans la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.
M. Diallo a souligné que la territorialisation des politiques publiques permet de “réconcilier” la planification nationale avec les dynamiques territoriales, d’assurer la “cohérence” de l’action publique et de réduire durablement les disparités spatiales, sociales et économiques.
L’ambition de l’adoption de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, référentiel des politiques publiques, ne pourra pleinement se concrétiser que si les politiques publiques trouvent leur socle dans les territoires, au plus près des réalités vécues par les populations, a-t-il ajouté.
Il a indiqué, dans ce sens, que l’objectif général de la Stratégie nationale de développement (SND 2025-2029) est de “promouvoir un développement endogène et durable, porté par des territoires responsabilisés, viables et compétitifs et jetant les bases de la souveraineté’’.
Il a pris l’exemple du Maroc, de l’Inde et de la Chine qui ont réussi à développer leurs territoires.
‘’Lorsque les politiques publiques sont impulsées au niveau des territoires, les résultats sont sans appel : en termes d’emplois, d’infrastructures, de création de richesse, de services sociaux de base et d’inclusion’’, a-t-il dit.
Le directeur général de la Planification et des Politiques économiques estime que pour impulser le développement au niveau des territoires, le Sénégal peut s’appuyer sur un cadre institutionnel de qualité en matière de planification territoriale.
Parmi les principaux instruments de ce cadre, il cite la loi d’orientation sur le Système national de planification et le Plan national d’aménagement et de développement territorial (PNADT).
Selon lui, ces outils permettent de mettre en valeur des territoires à vocation différenciée, qu’ils soient agro-sylvo-pastoraux, industriels, urbains, touristiques ou logistiques, et d’inscrire leur développement dans une logique de structuration progressive autour de pôles “compétitifs, viables et porteurs de développement”.
Pour sa part, Karima Bounemra Ben Soltane, directrice de l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP), a souligné que ‘’66% des Objectifs de développement durable (ODD) ne pourront être atteints sans un développement local’’.
Mme Soltane suggère de prioriser le développement et l’équité territoriale en faisant recours à la “capacité collective” à territorialiser les politiques publiques en renforçant les capacités infranationales afin que les acteurs locaux puissent se les approprier.

NSS/HB/HK/ADL/MTN

