La sécurité transfusionnelle est une priorité de santé publique (ministre de la Santé)
La sécurité transfusionnelle est une priorité de santé publique (ministre de la Santé)

SENEGAL-SANTE

Dakar, 14 juin (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Samba Sy, a assuré dimanche à Dakar, que le gouvernement du Sénégal avait fait de la sécurité transfusionnelle une priorité de santé publique justifiant la poursuite des investissements en sa faveur.

‘‘La sécurité transfusionnelle constitue une priorité de santé publique pour le Sénégal et sur laquelle, le gouvernement est en train aujourd’hui d’investir à travers la Direction des établissements de santé’’, a-t-il notamment déclaré.

Samba Sy prenait part à la cérémonie marquant la célébration de la Journée mondiale du don de sang sur le thème : ‘’Une goutte d’humanité. Donnez du sang. Sauvez des vies’’.

Investir dans la sécurité transfusionnelle permet d’assurer l’accès équitable à des produits sanguins sûrs, ce qui est un droit pour chaque citoyen et chaque patient où il se trouve’’, a laissé entendre le docteur Sy.

A ses yeux, l’accès à un sang sûr doit être garanti à chaque patient, quel que soit son lieu de résidence ou le moment où survient le besoin.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale n’a pas manqué de rappeler que le pays avait déjà mis en place un dispositif permettant de garantir la fabrication, le stockage des poches de sang, de même que la sécurité des donneurs de sang et des usagers.

Il a martelé que la mise en place de ce dispositif répond à une exigence de santé publique et un impératif d’équité.

‘’Il nous faut avoir une autosuffisance en sang. Il faut qu’on ait la possibilité d’avoir des camions mobiles pour aller vers des zones reculées pour dénicher les probables donneurs de sang’’, a-t-il préconisé.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Aloyse Waly Diouf, a pour sa part, relevé que le Sénégal a enregistré 136.347 dons de sang en 2024, un chiffre encourageant mais encore inférieur aux besoins annuels estimés à 180.000 poches.

‘’Lorsqu’une poche de sang manque, c’est une césarienne urgente qui est compromise, un accidenté qui attend trop longtemps ou un enfant privé de traitement’’, a-t-il averti.

Il a plaidé pour que le don volontaire, bénévole et régulier devienne un réflexe citoyen soutenu par l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements scolaires, les entreprises et les forces de défense et de sécurité.

‘’Notre cap est clair : tendre vers l’autosuffisance en sang sûr, fidéliser les donneurs réguliers et moderniser davantage notre système transfusionnel’’, a indiqué pour sa part le directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), le docteur Daouda Seck.

Le président de l’Association nationale des donneurs de sang, Thierno Lecompte Seck, a salué les efforts consentis par les pouvoirs publics tout en soulignant les défis persistants liés à l’accès aux services transfusionnels dans certaines localités.

Il est d’avis que l’absence ou l’éloignement des structures de transfusion dans plusieurs départements limite encore l’accès des populations aux produits sanguins.

M. Seck a en même temps plaidé pour l’accélération du programme de construction de centres régionaux de transfusion sanguine, de postes départementaux et de dépôts de sang dans certaines structures sanitaires, les universités ainsi que les établissements des forces de défense et de sécurité.

NSS/AKS