SENEGAL-SANTE-STATISTIQUES
Nioro, 27 sept (APS) – La prévalence globale de l’hépatite B avoisine 10 % dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre), a indiqué, samedi, le médecin-chef du district sanitaire, Dr Ousseynou Cissé, appelant à renforcer les moyens de diagnostic et de prise en charge de la maladie.
Dr Cissé s’exprimait en marge d’une journée de sensibilisation et de consultations médicales organisée par Nioro Assistance médicale, sur le thème ”Briser le silence sur l’hépatite B en zone rurale”.
Il a toutefois relevé une disparité de la prévalence selon les tranches d’âge, les niveaux les plus élevés étant observés chez les personnes nées avant l’introduction de la vaccination contre l’hépatite B à la naissance.
”Pour les générations qui sont nées après l’introduction de la vaccination, on constate une baisse de la prévalence”, a-t-il souligné.
Le médecin-chef a, par ailleurs, plaidé pour un renforcement du plateau technique du district sanitaire, notamment pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des cas d’hépatite B.
Il a déploré l’absence, à l’échelle du département, d’un dispositif permettant de mesurer la charge virale ainsi que d’un FibroScan, un outil utilisé pour évaluer l’état du foie. Il a également fait état de difficultés liées à la disponibilité du ténofovir, un médicament utilisé dans la prise en charge de l’hépatite B.
”Il faudrait un renforcement du plateau technique du district et des structures de santé, mais également accompagner la décentralisation du diagnostic et de la prise en charge au niveau des postes et centres de santé”, a-t-il préconisé.
Dr Ousseynou Cissé a également appelé à une meilleure coordination entre le Sénégal et la Gambie dans la lutte contre l’hépatite B, en raison notamment de la position frontalière du département de Nioro.
Il a préconisé une “mutualisation des efforts” et une collaboration entre les programmes des deux pays afin d’harmoniser les interventions menées de part et d’autre de la frontière.
Il faut une meilleure coordination entre les deux programmes pour l’amélioration de la santé des populations, mais surtout pour l’éradication de l’hépatite B, a-t-il insisté.
MS/OID
