Thiès, 22 fév (APS) – Le candidat à la présidentielle Serigne Mboup estime que cette élection peut toujours se tenir le 25 février, une option qu’il dit préférer à la situation où le Sénégal serait sans président de la République après le 2 avril, coïncidant avec la fin de mandat du chef de l’Etat sortant.

“Si j’étais président de la République, il y aurait élection le 25 (février) car je sais que si les moyens sont donnés aux autorités compétentes, à savoir les préfets et les gouverneurs, l’élection peut se tenir le 25”, a dit Serigne Mboup.

Il rencontrait mercredi ses militants et sympathisants dans un restaurant de Thiès.

Le candidat à la présidentielle considère que dès lors que le Conseil constitutionnel a annulé le décret par lequel le président de la République avait abrogé son précédent décret convoquant le corps électoral, la décision initiale reste de rigueur. “Il n’a plus besoin de prendre un autre décret”, soutient-il.

“C’est l’administration qui empêche les gens de battre campagne, mais nous sommes en campagne”, a-t-il poursuivi.

Pour Serigne Mboup, les candidats devraient “croire en (eux)” et se passer de campagne électorale, ou tout au plus se contenter des cinq jours restants.

“Les électeurs ont déjà fait leur choix”, et si “on n’arrive pas à les convaincre via les médias, ce n’est pas en allant auprès d’eux qu’on y parviendra”, a-t-il argué.

Il estime que le pays devrait privilégier le débat économique par rapport au débat politique. “Pendant que des pays comme Hong-Kong et la Corée du Sud qui étaient dernière nous, nous ont dépassés, nous sommes là à débattre de choses sans utilité”, s’est-il offusqué.

“Ce que nous demandons au président de la République, suite à son communiqué indiquant qu’il prend acte de la décision du Conseil constitutionnel, c’est de le reprendre pour fixer la date de l’élection. Il peut demander l’avis du Conseil pour la fixation de la date”, a-t-il déclaré.

Pour lui, maintenir l’élection à sa date initiale vaudrait mieux que “d’entrer dans une situation dont nous mettrons 50 ans à nous sortir”.

Se disant favorable au “dialogue en tout temps”, Serigne Mboup plaide toutefois pour la tenue de la présidentielle en priorité, “après quoi le pays organisera un dialogue et une réconciliation pour apaiser les esprits”.

Il s’est dit touché par la situation des détenus récemment sortis de prison et qui pour la plupart sont des opérateurs économiques.

Serigne Mboup note que son programme est bâti principalement sur des piliers tels que l’éducation, la formation, le travail, le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit.

ADI/BK

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