Dakar, 23 oct (APS) – La plateforme des forces vives F24 ‘’dénonce vigoureusement’’, dans un communiqué parvenu lundi à l’APS, ‘’les injustices qui entachent d’ores et déjà le processus électoral’’.

‘’La fin de non-recevoir opposée par l’administration électorale à une ordonnance exécutoire est la forme paroxystique du règne […] du non-droit érigé en mode de gouvernance par monsieur Macky Sall’’, déclare cette organisation réunissant des partis politiques et des syndicats de travailleurs.

‘’Pour F24, la non-réinscription sur les listes électorales et la non-délivrance de fiches de parrainage au candidat […] Ousmane Sonko, en violation de la décision du juge, sont l’expression d’une volonté […] d’éliminer une fois de plus un candidat à la présidentielle, comme ce fut déjà le cas en 2019’’, est-il écrit dans le communiqué.

La direction générale des élections (DGE) a déclaré attendre la décision judiciaire du procès en appel de l’affaire relative à la radiation d’Ousmane Sonko du fichier électoral pour savoir s’il faut ou pas remettre les fiches de parrainage au mandataire de l’opposant.

Dans un communiqué, le directeur général des élections, Tanor Thiendella Fall tient à ‘’préciser qu’il n’y a pas encore de décision définitive, l’État du Sénégal ayant décidé d’exercer les voies de recours qui s’offrent à lui’’.

‘’Par conséquent, le dossier suit toujours son cours judiciaire. Au terme dudit processus, l’État du Sénégal se conformera à la décision rendue’’, argue M. Fall.

Le président du tribunal de grande instance de Ziguinchor (sud), saisi d’un recours des avocats de M. Sonko, a jugé ‘’irrégulière’’ sa radiation des listes électorales, l’a annulée et a ordonné sa réinscription.

L’Agent judiciaire de l’État et les avocats de l’État ont déclaré vouloir faire appel de cette décision.

‘’La loi électorale est le socle [de] la démocratie’’

M. Sonko, candidat à l’élection présidentielle du 25 février prochain, a été arrêté le 28 juillet dernier et inculpé d’appel à l’insurrection, d’association de malfaiteurs, d’atteinte à la sûreté de l’État et de complot contre l’autorité de l’État.

Les dirigeants de la plateforme des forces vives F24 tiennent à rappeler que ‘’la loi électorale est le socle [de] la démocratie’’, et qu’‘’il ne revient pas à la DGE de porter atteinte aux droits fondamentaux d’un candidat […] et de creuser le manque de confiance des acteurs impliqués dans ce processus électoral’’.

‘’F24 dénonce et condamne fermement le traitement inéquitable réservé par les autorités aux candidats de l’opposition […] Paradoxalement, le candidat du pouvoir, Amadou Ba, poursuit sereinement sa campagne sous le couvert de sa fonction et avec les moyens de l’État’’, soutiennent-ils, dénonçant ‘’ces injustices politiques’’.

‘’F24 […] continuera à surveiller attentivement l’évolution de la situation, afin de garantir une élection présidentielle inclusive, équitable et transparente en 2024, ainsi que le respect des droits de tous les Sénégalais’’, assurent ses leaders.

Ils expriment par ailleurs leur ‘’solidarité inébranlable envers les enseignants et les étudiants en détention, à Ousmane Sonko, à Bentaleb Sow, aux femmes détenues en grève de la faim, ainsi qu’à tous les autres détenus, notamment Aliou Sané, Pape Abdoulaye Touré, Modou Ndiaye’’.

‘’F24 exige leur libération immédiate et appelle la communauté internationale à porter une attention particulière à leur situation’’, ajoute le communiqué.

ESF/MTN

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