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Dakar, 6 août -APS) – L’entrepreneur technologique nigérian Ridwan Oyenuga a mis en exergue le potentiel de l’intelligence artificielle pour améliorer l’accès aux services de santé mentale en Afrique, citant toutefois l’accès à Internet, le coût des données et la fracture numérique comme des préalables pour pouvoir bénéficier de ces opportunités
Fondateur de SereniMind, une plateforme numérique qui propose des ressources psychoéducatives offrant une assistance conversationnelle basée sur l’intelligence artificielle et un annuaire de thérapeutes, il a indiqué que la technologie peut permettre d’atteindre plus de personnes en réduisant certaines barrières à l’accès aux soins.
“Le chatbot peut constituer un premier espace de conversation et d’information. Il ne doit jamais être présenté comme un psychologue, un diagnostic médical ou un service d’urgence”, a expliqué M. Oyenuga dans un entretien avec l’APS.
Il est toutefois d’avis que “l’IA peut aider à repérer et orienter, mais jamais elle ne doit porter seule la responsabilité d’une situation vitale.”
Il insiste par ailleurs sur les difficultés d’accès à Internet, le coût des données mobiles, la faible maîtrise des outils numériques par une partie de la population ainsi que la diversité des langues et des réalités culturelles africaines, des défis, selon lui, qui se posent à l’Afrique.
Le Fondateur de SereniMind appelle à faire en sorte que la technologie complète le travail des professionnels de la santé mentale, des familles, des établissements scolaires et des communautés.
Ridwan Oyenuga se dit engagé pour des ‘’technologies responsables, sûres et adaptées aux réalités africaines’’.
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