SENEGAL-FERROVIAIRE-SOCIAL
Dakar, 3 avr (APS) – La dernière Loi de finances rectificative (LFR) de 2025 prévoit une enveloppe budgétaire destinée à réduire le passif social de la Société nationale Les Chemins de fer du Sénégal à l’égard de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), une dette qui dure depuis une dizaine d’années, annonce le directeur général de la SN-CFS, Ibrahima Ba.
“Nous travaillons vraiment à avoir un climat social très apaisé. Pour moi, c’est le passage obligé, le fondement de tout ce qu’on veut bâtir. Fort heureusement, l’État prévoit, dans la dernière LFR de 2025, un montant qui va contribuer à diminuer ce passif social avec l’IPRES”, a-t-il affirmé.
Il s’entretenait avec l’APS, en prélude de la célébration à la 66e édition de la fête nationale de l’indépendance du Sénégal, qui sera délocalisée ce samedi à Thiès.
Pour Ibrahima Ba, “ce sont les cheminots qui vont porter tous ces projets car ils sont engagés à faire de la relance des chemins de fer un sacerdoce”, perspective visant à remobiliser les troupes après neuf ans de baisse d’activité.
“Le climat social est serein, malgré les difficultés, avec bientôt neuf ans de baisse d’activité. Ce n’est pas bon pour le moral des troupes, mais il y a une bonne communication entre la direction générale et les partenaires sociaux”, a-t-il assuré.
Le DG de la SN-CFS a lancé, en parallèle, un cri d’alarme sur la préservation du patrimoine.
Les occupations illégales des emprises ferroviaires et leur transformation en décharges d’ordures urbaines constituent des risques majeurs pour le développement des nouveaux projets et pourraient faire fuir les investisseurs, a-t-il alerté.
Ibrahima Ba appelle, par conséquent, à un “sursaut citoyen” pour protéger ces infrastructures essentielles aux générations futures.
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