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Dakar, 20 août (APS) – La Cour des comptes a rendu hommage, jeudi, à Dakar, à son ex-premier président, Mamadou Faye, ‘’un haut commis de l’État’’, dont les anciens collègues ont salué la générosité et l’engagement avec lesquels il a relevé le prestige de l’institution supérieure de contrôle des finances publiques.
‘’À la création de la Cour, notre pays traînait un lourd passif en matière de règlement de ses budgets’’, a témoigné Abdoul Madjib Guèye, le nouveau premier président de la Cour des comptes, estimant que son prédécesseur a réussi à corriger cette faiblesse.
En intégrant la Cour des comptes, Mamadou Faye a réussi, en y exerçant les fonctions de rapporteur, de contre-rapporteur ensuite, puis de superviseur, à ‘’résorber le retard’’ qu’accusait le Sénégal en matière de règlement des budgets de l’État, selon M. Guèye.
C’est à la suite d’un tel succès qu’il est devenu premier président de la Cour des comptes en 2018, a souligné son successeur.
‘’Il y a huit ans, lors de votre prise de fonctions en tant que premier président de la Cour, j’ai eu l’insigne honneur de présider la séance. Parmi les membres et le personnel de la Cour, je suis celui qui vous a le plus côtoyé’’, a dit Abdoul Madjib Guèye pour montrer à quel point il connaît son prédécesseur et ancien collègue. Il rappelle avoir fait la connaissance de Mamadou Faye en 1986. Les deux hauts fonctionnaires se sont connus, ‘’il y a quarante ans’’ donc, à l’École nationale d’administration et de magistrature – l’actuelle École nationale d’administration.
Tous les deux ont opté pour la section coopération de ladite école nationale, une section chargée de former surtout les cadres du ministère du Développement rural de l’époque.
‘’Nous avons servi dans ce domaine-là. Par la suite, nous nous sommes séparés. Mamadou Faye est allé au ministère chargé de l’Intégration africaine, où il a exercé les fonctions de directeur des études et des projets d’intégration’’, a rappelé l’actuel premier président de la Cour des comptes.
En 2000, les deux fonctionnaires se sont retrouvés à la Cour des comptes, que M. Faye va diriger dix-huit ans plus tard.

Mamadou Faye, entré à la Cour des comptes en 2000, l’a dirigée de 2018 à 2026.
‘’Grâce à votre engagement et à l’impulsion que vous avez initié avec vigueur et détermination, nous sommes parvenus à obtenir des réalisations visibles […] Nous pouvons citer, parmi elles, le siège qui, aujourd’hui, regroupe l’ensemble des services de la Cour des comptes’’, a témoigné M. Guèye.
C’est sous l’‘’impulsion’’ de son prédécesseur que l’institution supérieure de contrôle des finances publiques a assuré ‘’la reprise en main du jugement des contrats publics’’, le renforcement de ses effectifs, l’augmentation considérable de sa production et son rayonnement international parmi les institutions similaires d’autres pays.
‘’Votre magistère aura été marqué par une ambition clairement assumée : celle de faire de la Cour des comptes une institution toujours plus performante, plus dynamique et plus visible, au service de la bonne gouvernance et de la sauvegarde des ressources publiques’’, a dit Moctar Diallo, le président de l’Amicale du personnel de la Cour des comptes.
D’après lui, Mamadou Faye est quelqu’un qui ‘’prend le temps d’écouter, de conseiller et d’encourager’’.
‘’Nous avons tous connu […] un premier président attentif aux préoccupations du personnel, disponible et prompt au dialogue, profondément attaché au bien-être de ses collaborateurs’’, a témoigné M. Diallo.
Aïta Ndoye Niang, s’exprimant au nom de tous les vérificateurs de la Cour des comptes, estime que Mamadou Faye ‘’a marqué l’institution de son engagement, de professionnalisme et de ses qualités humaines exceptionnelles’’.
‘’Vous avez été plus qu’un dirigeant. Vous avez été un guide, un conseiller, un formateur et une source d’inspiration’’, a-t-elle dit, se réjouissant de ‘’la disponibilité, [du] sens de la justice et [de] la confiance’’ de M. Faye envers ses collaborateurs.
Mme Niang a rendu hommage à son ancien collègue pour son ‘’expertise technique indéniable’’ et sa ‘’générosité intellectuelle’’. ‘’Il n’a jamais hésité à partager son savoir, à faire comprendre des concepts parfois ardus, à encourager les débats et à tendre la main à chacun.’’
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