SENEGAL-MONDE-HYDRAULIQUE
Dakar, 26 jan (APS) – Le président de la République Bassirou Diomaye a souhaité, lundi, que la Conférence des Nations unies sur l’eau que les Emirats arabes unis vont abriter du 2 au 4 décembre 2026 ne soit pas une rencontre de plus, mais un moment de bascule devant inciter la communauté internationale à agir pour bâtir des réponses “inclusives et durables” sur cette question.
“La conférence de 2026 ne devra pas être une rencontre de plus, mais un moment de bascule par lequel la communauté internationale agira pour bâtir des réponses inclusives et durables face aux défis de l’eau, du climat, en mobilisant États, collectivités territoriales, secteurs privés, sociétés civiles, scientifiques, communautés locales, jeunes et femmes, dans un bel élan de solidarité et de complémentarité”, a-t-il déclaré.
Selon Bassirou Diomaye Faye, cette rencontre devra aussi apporter des “solutions innovantes” et adaptées aux réalités africaines.
Il intervenait lors de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l’eau. Cette rencontre prévue pour deux jours (26 et 27 janvier) se tient au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).
“La conférence devra apporter des engagements concrets, mesurables et suivis dans le temps. Elle devra aussi apporter une meilleure coordination des initiatives pour éviter la dispersion et une mobilisation accrue des financements pour réaliser des investissements adéquats”, a déclaré M. Faye.
Il considère que dans cette perspective, les investissements, en particulier dans les infrastructures, sont capitaux pour la disponibilité de l’eau, sa maîtrise et son utilisation.
Le chef de l’Etat a noté que les retours sur investissement le sont tout autant, notamment en emploi décent, en croissance inclusive, en réduction des risques climatiques, en stabilité sociale et politique.
“Toutefois, l’effort d’investissement requis ne pourra être soutenable sans une réflexion renouvelée sur les mécanismes de financement, notamment l’accès à des financements concessionnels, l’innovation financière et la prise en compte du poids de la dette”, a expliqué Bassirou Diomaye.
Investir dans l’eau signifie investir dans un bien public mondial, a-t-il insisté, estimant que cela appelle à des réflexions collectives “équitables et adaptées aux capacités de chacun”.
“Mais pour autant, aucune transformation durable ne sera possible sans les peuples eux-mêmes et avec les savoirs endogènes, les communautés locales et les peuples autochtones qui sont les premiers gardiens de l’eau”, a averti M. Faye.
Il estime que leur connaissance fine des territoires, des cycles naturels et des équilibres écologiques est une richesse “irremplaçable”.
“C’est donc dans une dynamique inclusive que nous pourrons relever les défis et atteindre les objectifs de la Conférence des Nations unies sur l’eau. C’est pourquoi je me réjouis de la grande diversité des acteurs présents ici, à Dakar, pour la co-construction d’une feuille de route pertinente et efficace”, a indiqué le chef de l’Etat sénégalais.
Durant deux jours, a-t-il signalé, des thématiques devant structurer la conférence de 2026 seront abordées, à savoir “l’eau pour les populations”, “la prospérité, pour la planète”, “l’eau pour la coopération”, “l’eau dans les processus multilatéraux” ainsi que “les investissements dans le domaine de l’eau”.
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