SÉNÉGAL-AFRIQUE-DROITS
Dakar, 21 oct (APS)-La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a accordé mercredi à Dakar le statut d’observateur à l’Association des juristes sénégalaises (AJS) et le statut d’affilié à l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL), renforçant ainsi la participation de ces deux institutions sénégalaises à ses mécanismes de promotion et de protection des droits humains.
La Commission a accordé le statut d’observateur à six structures dont l’Association des juristes sénégalaises (AJS) (…) et le statut d’affilié à l’Observatoire national des lieux de privation de liberté du Sénégal (ONLPL) ”, a t-on appris des décisions qui ont été annoncées dans le communiqué final de la 89e session ordinaire de la CADHP, tenue à Dakar du 12 au 21 octobre 2026.
L’AJS fait partie des six organisations non gouvernementales auxquelles la Commission a accordé le statut d’observateur au terme de cette session.
‘’Les cinq autres sont Both Ends Believing, Committee for Justice, la Tribune Jeune pour le droit au Mali, le Forum des juristes algériens et la Kivy Foundation for the Preservation of Human Development.’’, selon le communiqué.
Le statut d’affilié a, pour sa part, été accordé à l’ONLPL et à la Commission nationale des droits de l’homme de Djibouti.
Ces reconnaissances permettent aux organisations et institutions bénéficiaires de participer aux travaux de la Commission conformément aux règles qui encadrent leur statut respectif.
Elles s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre la CADHP, les organisations de la société civile et les institutions spécialisées dans la défense des droits humains.
La reconnaissance de l’AJS intervient dans un contexte où les questions d’accès à la justice et de protection des droits fondamentaux occupent une place importante dans les échanges régionaux.
Celle de l’ONLPL concerne plus particulièrement les mécanismes de suivi et de protection des droits des personnes privées de liberté.
La source annonce également qu’au cours de cette 89e session ordinaire, la Commission a également adopté des décisions concernant 16 communications, dont huit examinées au fond, sept portant sur la recevabilité et une demande de révision d’une décision rendue sur le fond.
Elle a, en outre, approuvé le renvoi d’une communication devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, dans le cadre de la coopération entre les deux institutions.
La session a également été marquée par l’adoption d’une résolution thématique appelant à un moratoire sur le recours à la peine de mort, ainsi que de cinq résolutions administratives relatives au renouvellement de mandats de mécanismes spécialisés de protection des droits humains.
‘’Trois projets de résolutions thématiques ont par ailleurs été examinés par le comité compétent et doivent être soumis à une session extraordinaire prévue en novembre 2026.’’, a annoncé le texte.
La 89e session ordinaire de la CADHP a réuni à Dakar des représentants des États, des institutions nationales des droits humains, des organisations internationales et de la société civile autour des enjeux liés à la promotion et à la protection des droits humains en Afrique.
AN/MTN
