AFRIQUE-ENVIRONNEMENT-CLIMAT
De l’envoyé spécial de l’APS à Accra, Abibou Ndiaye
Accra, 23 sept (APS)– La présidente du Parlement de la CEDEAO, la Togolaise Hadja Mémounatou Ibrahima, a appelé, mercredi, à Accra, les États membres à traduire en actions concrètes les recommandations issues du deuxième séminaire parlementaire consacré aux liens entre changement climatique, dégradation environnementale, déplacements des populations et insécurité.
‘’Nous devons maintenant traduire en actes les résolutions et recommandations issues de ce séminaire”, a-t-elle déclaré à la clôture des trois journées de travaux du deuxième séminaire parlementaire de l’année 2026 du Parlement de la CEDEAO.
Mme Ibrahima a invité les parlementaires à porter, dans leurs États respectifs, les enseignements tirés des échanges et à plaider pour l’adoption de politiques climatiques inclusives permettant de protéger les populations les plus vulnérables et de garantir une transition juste.
Elle a également appelé à veiller à ce que les financements climatiques soient accessibles, transparents et équitablement répartis, tout en renforçant le contrôle parlementaire sur la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN), qui constituent les engagements climatiques pris par les États dans le cadre de l’Accord de Paris.
‘’Je puis vous assurer que les conclusions de ce séminaire seront transmises aux autorités compétentes et feront l’objet d’un suivi rigoureux‘’, a-t-elle assuré.
Selon la présidente du Parlement de l’institution communautaire, les échanges ont permis de mieux cerner les interactions entre changement climatique, dégradation de l’environnement, déplacements de populations et insécurité en Afrique de l’Ouest.
Elle a relevé que les expériences nationales présentées par la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, la Gambie, le Togo et le Nigeria montrent que ”la volonté politique, l’innovation et la coopération régionale peuvent transformer les défis en opportunités”.
Les recommandations formulées au terme des travaux portent notamment sur le renforcement de la résilience climatique, des systèmes d’alerte précoce, la promotion de l’agroforesterie et des énergies renouvelables.
Mme Ibrahima a souligné que l’Afrique de l’Ouest est confrontée à une intensification des sécheresses et des inondations, au recul des zones côtières et à des conséquences particulièrement lourdes pour les populations vulnérables.
Elle a ainsi appelé à renforcer la coopération régionale afin d’apporter des réponses adaptées à des phénomènes dont les effets dépassent les frontières nationales.
‘’Nous devons continuer à œuvrer pour l’intégration régionale, socle de notre prospérité collective et de notre sécurité commune”, a-t-elle déclaré.
La présidente du Parlement de la CEDEAO a, en outre, réaffirmé la volonté de l’institution de rester ‘’un acteur engagé et proactif” dans la réalisation des aspirations des populations de l’espace communautaire.
AN/HK/MTN
