SÉNÉGAL-PRESSE-REVUE
Dakar, 7 fév (APS) – Les journaux parvenus, samedi, à l’APS mettent en avant les divergences sur une éventuelle candidature de l’ancien président Macky Sall (2012-2024) au poste de Secrétaire général de l’ONU, la fermeture des restaurants universitaires et la colère des étudiants, mais aussi le démantèlement d’un réseau de “transmission volontaire : du VIH Sida.
L’ex-président de la République Macky Sall n’a pas encore officialisé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) mais le débat fait rage après l’évocation du sujet par la presse congolaise en marge de la visite du Président Bassirou Diomaye Faye à Brazzaville.
Pour Vox Populi, “le contenu des discussions présidentielles [entre Diomaye Faye et Sassou-Nguesso] ravive les tensions politiques au Sénégal” où le Pastef, le parti au pouvoir, “fait barrage” à une possible candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies.
“Supposé soutien du Sénégal à la candidature de Macky Sall à l’ONU : la rumeur qui installe un nouveau malaise au sein de la majorité présidentielle !”, titre Sud Quotidien.
En chœurs, Les Échos et EnQuête notent que cette candidature divise au Sénégal.
“Le pays divisé autour d’une candidature”, écrit notamment Les Échos.
EnQuête voit “Macky Sall sous un feu croisé”. “L’éventuelle candidature de l’ancien président (Macky Sall) divise politiciens et société civile”, confirme le journal, précisant que “sans le feu vert de l’État et l’aval des instances internationales, la candidature de l’ex-président reste incertaine”.
Vox Pop détaille les divergences autour de cette candidature agitée de Macky Sall. D’abord, dans le camp présidentiel, Guy Marius Sagna estime que “le Sénégal ne peut pas soutenir la candidature de quelqu’un qui a encouragé l’assassinat de près de 100 Sénégalais”, signalant que le cas échéant, “ce serait pire qu’une trahison à nos martyrs”, des événements de 2021 à 2024.
Tension dans les campus universitaires
D’autres membres de PASTEF, comme Bentaleb Sow et Waly Diouf Bodian ont également abondé dans le même sens.
Dans la société civile aussi, on ne parle pas le même langage.
“Monsieur le Président, si le Sénégal soutient la candidature de Macky Sall, vous aurez trahi la mémoire de plus de 65 Sénégalais tués par son régime”, a mis en garde Seydi Gassama d’Amnesty Sénégal, s’adressant au Président Faye, dans des propos rapportés par Vox Pop.
Dans le même journal, Babacar Ba du Forum du justiciable considère plutôt que “désigner Macky Sall comme +coupable+ de crimes politiques, sans procès, relève d’une totale contradiction avec la probité qu’implique l’engagement pour les droits humains”.
La fermeture des restaurants universitaires après la décision des étudiants de décréter des “journées sans tickets” figure également en bonne place dans la livraison du jour des quotidiens. “Fumet de tension sur les campus”, ironise Le Quotidien, faisant allusion à cette odeur habituelle qui n’est pas celle des cuisines des restaurants universitaires.
Le journal rapporte que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a pris la mesure pour éviter les “journées sans tickets”.
Démantèlement d’un réseau de “transmission volontaire” du VIH Sida
“Les étudiants crient leur colère en cette période d’examen”, note Le Quotidien.
“Diète forcée”, martèle WalfQuotidien, parlant de la fermeture des restaurants de l’UCAD ordonnée par l’État.
Des affrontements ont opposé les étudiants aux forces de l’ordre dans la journée du vendredi, mettant les “universités sous pression”, selon Sud Quotidien, qui souligne que “syndicats et amicales [sont] mobilisés” et les “bourses [sont] impayées”.
Les quotidiens du Week-end ont aussi traité d’un sujet de société relatif à une affaire de “transmission volontaire” du VIH Sida.
L’Observateur révèle que “la France traque des +pédophiles+ à Dakar”, indiquant qu’une dizaine de personnes ont été arrêtées pour “transmission volontaire du VIH Sida”. Le journal signale qu’une commission rogatoire internationale a permis à la Division des investigations criminelles (DIC), une branche de la police judiciaire sénégalaise, assistée par des policiers français, de démanteler le réseau.
Dans le Sénégal oriental, le Président Faye pose “des actes de l’Etat qui soulagent”
Libération, sur le même sujet, précise que la même DIC a “débusqué le réseau de Pierre Robert (73 ans)”, un riche entrepreneur arrêté en 2025 à Beauvais, en France.
Le journal ajoute que 14 membres du réseau dont 4 “formateurs sexuels” ont été interpelés par les enquêteurs sénégalais entre Dakar et Kaolack “en exécution d’une commission rogatoire”.
Les enquêteurs visent une longue liste d’infractions dont “transmission du VIH à des mineurs, actes contre-nature, proxénétisme en bande organisée, pédophile en bande organisée”.
Le Soleil s’est, lui, intéressé à la suite de la tournée économique du chef de l’État dans le Sénégal oriental. “Des actes de l’Etat qui soulagent”, affiche le journal à sa une, sur la base du niveau d’exécution “avancé” du tronçon Kidira-Bakel et de la mise en service de la centrale solaire de Segoukoura.
“Au 2e jour de sa tournée économique à Tamba, le président de la République a visité le chantier de la route nationale 1, notamment le tronçon Kidira-Bakel dont le taux d’avancement est de 80%. Ségoukoura, située à 15 km de Tambacounda, entre dans l’ère de l’électricité au grand bonheur de ses habitants”, écrit Le Soleil.
HK

