Kolda : élus et secteur privé invités à s’impliquer dans le dépistage pour lutter contre le VIH
Kolda : élus et secteur privé invités à s’impliquer dans le dépistage pour lutter contre le VIH

SENEGAL-SANTE-STRATEGIE

Kolda, 31 déc (APS) – Le coordonnateur régional de la prise en charge du VIH à Kolda (sud), docteur Thierno Chérif Sy, a invité, mercredi, les élus locaux et le secteur privé à accompagner les structures sanitaires dans l’organisation d’activités de dépistages avancées pour lutter contre le SIDA dont la prévalence dans cette région est cinq fois plus élevée que la moyenne nationale.

Intervenant en marge de la Journée mondiale du SIDA célébrée ce mercredi dans la capitale du Fouladou, M. Sy a appelé les élus, les partenaires du secteur de la santé et le secteur privé à accompagner les structures sanitaires, notamment pour l’organisation d’activités de dépistages avancées pour lutter contre le VIH/SIDA dans la région.

Il a rappelé que la prévalence du VIH Sida, de l’ordre de 1,5% dans la région de Kolda, est cinq fois plus élevée que la moyenne nationale, à 0,3%, même si des progrès ont été réalisés par les acteurs locaux.

“La situation au niveau de la région de Kolda est telle que nous avons un taux de prévalence de 1,5% alors qu’au niveau national, on est à 0,3%. Ce qui fait que la prévalence du VIH au niveau de Kolda est cinq fois plus élevée par rapport au taux national”, a déclaré docteur Thierno Chérif Sy.

Il a fait observer que des progrès ont été toutefois réalisés par la région qui était à un taux de 2,4%, l’objectif étant désormais de revenir au même niveau que le reste du pays, notamment en matière de dépistage.

Le coordonnateur régional de la prise en charge du VIH et coordonnateur de l’unité de traitement ambulatoire du district sanitaire de Kolda a relevé certaines contraintes et difficultés liées à la prise en charge des patients dans la région.

“Nous rencontrons des difficultés, surtout par rapport au dépistage, qui ne se font plus au niveau des régions, alors qu’à Kolda, nous avons un besoin d’avoir une unité de dépistage, parce que le suivi des personnes dépistées positives, notamment pour détecter la charge virale du VIH 2, pose problème. Un appareil existe à Vélingara mais avec une faible capacité, cela fait que certains de nos patients ont des difficultés pour mesurer leur charge virale”, a expliqué docteur Sy.

Il a aussi évoqué la question des cas de perdus de vue, qui reste une préoccupation et ne facilite pas le suivi des patients.

“Au niveau du district de santé de Kolda, nous suivons environ 2150 personnes, mais les patients dépistés positifs qui démarrent le traitement et ensuite restent introuvables, constituent une préoccupation. Il faut souligner que nous avons des patients qui nous viennent des pays de la sous-région”, a indiqué docteur Sy.

MG/BK/OID