SENEGAL-FINANCE
Dakar, 26 mai (APS) – Khuwaylid Capital, une société de finance islamique spécialisée dans la gestion d’investissement, a l’ambition de contribuer à l’émergence d’un écosystème financier plus éthique et davantage connecté aux besoins réels des petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique, a-t-on appris de sa fondatrice et directrice générale, Diago Dièye.
”Notre ambition est de devenir un acteur de référence du capital-investissement islamique en Afrique de l’Ouest, d’élargir progressivement notre portefeuille d’investissements et de contribuer à l’émergence d’un écosystème de finance éthique, plus inclusif et davantage connecté aux besoins réels des PME en Afrique”, a-t-elle déclaré dans un entretien avec l’APS.
Selon sa directrice générale, Khuwaylid Capital souhaite ”contribuer à catalyser l’économie halal en favorisant l’émergence d’un réseau dynamique de PME locales durables, tout en encourageant le développement de la finance islamique comme levier de transformation économique et sociale”.
Les financements offerts par Khuwaylid Capital “sont ouverts à toute entreprise sans distinction d’âge, de genre ou de confession des entrepreneurs”, a-t-elle dit.
La société, une filiale de MMA Holdings, un consortium d’investissement basé au Sénégal, spécialisé dans les services financiers et l’encadrement des entreprises, le soutien des États et des institutions financières, veut mettre l’accent sur la qualité du management et la gouvernance.
Pour la mise en place de son fonds inaugural, les critères d’éligibilité font référence à des PME établies au Sénégal depuis au moins deux ans, qui opèrent dans les secteurs de l’agro-industrie, de l’éducation ou de la santé, avec un chiffre d’affaires compris “entre 20 et 500 millions de francs CFA, et une trajectoire de rentabilité démontrée”.
Diago Dièye signale que ledit fonds mobilise des instruments de capital et de quasi-capital conformes aux principes de la finance islamique, afin de soutenir des PME à fort impact économique, social et environnemental durable.
”Les activités financées doivent générer un impact économique, social et environnemental positif”, a souligné Mme Dièye, faisant étant d’une “volonté croissante, aussi bien du côté de l’État que du secteur privé, de mieux structurer et catalyser l’économie halal au Sénégal”.
Or, cette dernière ”ne peut pleinement se développer sans un écosystème financier islamique solide et capable d’accompagner les entreprises à chaque étape de leur croissance”, a-t-elle poursuivi, avant de revenir sur les obstacles entravant le développement de la finance islamique au Sénégal.
Elle a cité le déficit de sensibilisation du marché, la rareté de spécialistes, l’insuffisance de certains cadres réglementaires adaptés et le nombre encore limité d’acteurs capables de proposer des solutions sophistiquées comme le capital-investissement islamique.
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