Louga, 10 sept (APS) – L’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, candidat déclaré à la présidentielle de février 2024, veut construire son projet à partir des aspirations et propositions des populations, afin que la mise en œuvre des politiques publiques puisse, dit-il, refléter les préoccupations des citoyens.

“Nous voulons construire le projet du candidat à la prochaine présidentielle, Khalifa Sall, à partir des aspirations et des propositions des populations puisque notre conviction est qu’il faudra changer de paradigme”, a-t-il déclaré.

Il s’entretenait avec des journalistes, samedi, à Louga, à l’issue d’une rencontre avec ses militants et sympathisants de la région, dans le cadre d’une “tournée de mobilisation, de massification et d’information” auprès des populations du Ndiambour.

“Nous sommes dans un processus de co-construction d’un projet pour le Sénégal dont les populations seront à la base de la formulation, mais également de la mise en œuvre des politiques”, a dit le leader de la coalition Taxawu Ndakaru.

Selon Khalifa Sall, suivant cette démarche, “les populations seront dans l’action pour [la mise en œuvre des politiques publiques], parce que nous sommes des partisans convaincus de la localisation du développement”.

“Le développement sera local ou il ne sera pas, alors il se fera par et pour les populations”, a-t-il insisté, déplorant “la gestion libérale de l’immigration irrégulière qui nécessite l’implication de la diaspora”.

Ce phénomène de l’immigration irrégulière “s’est accentué et s’est développé parce qu’ils [les libéraux au pouvoir] n’ont pas été en mesure d’offrir aux jeunes la possibilité de rester au pays et d’y réussir”, a soutenu Khalifa Sall, selon qui le PS, aux affaires de 1960 à 2000, pouvait en ce qui le concerne se prévaloir d’un bilan.

“C’est pourquoi je fais partie de ceux qui croient que la diaspora sera le quatrième pilier du développement de ce pays”, a-t-il indiqué, avant d’ajouter : “Si nous nous mettons en phase avec la diaspora”, ses membres expliqueraient mieux “aux jeunes Sénégalais d’ici, ce qu’ils font là-bas […], ce qu’ils vont chercher là-bas qu’ils peuvent trouver ici, si le gouvernement leur offre les possibilités”.

Il est revenu sur la situation de certains militants et leaders de l’opposition ayant maille à partir avec la justice, disant les considérer comme “des détenus politiques” qui doivent être libérés “dans les plus brefs délais”.

Khalifa Sall dit a décidé “de reprendre ses activités, en commençant par Louga avant de continuer dans le Fouta”, après avoir “observé une pause de trois mois depuis le mois de juin, en solidarité avec nos frères de [l’ancien parti] PASTEF dont le leader est emprisonné”.

Le parti PASTEF, dissous le 31 juillet dernier pour avoir appelé à des mouvements insurrectionnels, selon le ministère de l’Intérieur, était dirigé par Ousmane Sonko, présenté comme le principal opposant au président Macky Sall.

Sonko, qui avait déclaré sa candidature à la présidentielle de février 2024, mais a été rayé des listes électorales, a été incarcéré le 28 juillet dernier dans une affaire où il est notamment poursuivi pour “appel à l’insurrection”.

Il avait été déjà condamné à deux ans de prison pour corruption de la jeunesse, le premier juin dernier, mais n’avait pas été incarcéré.

Il a finalement été arrêté le 28 juillet dernier, avant d’être inculpé et placé en détention deux jours plus tard, pour “appels à l’insurrection et complot” contre l’État.

En prison, l’opposant a alors entamé une grève de la faim qu’il a décidé de suspendre le 2 septembre dernier, après plus d’un mois de diète et après avoir été admis en soins intensifs.

DS/BK

 

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