SENEGAL-SOCIETE
Kédougou, 26 sept (APS) – La prévention des risques de l’extrémisme violent dans le respect des droits humains est au menu d’une session d’échanges entre les forces de défense et de sécurité (FDS) et différents acteurs de la justice, de l’administration pénitentiaire et de la société civile s’est ouvert, samedi, à Kédougou.
”Les FDS, au cœur de la prévention, de l’alerte précoce et de la collaboration avec les communautés doivent renforcer leurs compétences en matière de compréhension des mécanismes de radicalisation, de communication avec les populations, de respect des droits humains et de gestion des conflits. C’est autant de conditions pour restaurer la confiance entre FDS et populations, préalable à toute stratégie durable de prévention”, a déclaré Mariéme Diarra, juriste et responsable de la Boutique du droit de Kédougou.
Membre de l’Association des juristes Sénégalaises (AJS), elle s’exprimait à l’ouverture de l’atelier.

La rencontre vise à outiller les participants afin de mieux prévenir, détecter et gérer de façon coordonnée les risques de l’extrémisme violent dans le respect des droits humains, selon Mariéme Diarra.
‘’L’atelier a associé, en plus des FDS, des imams, des prêtres/pasteurs et des ”Badiénou Gox” (marraines de quartier) de Kédougou. C’est pour créer un espace de dialogue direct entre FDS et les relais de confiance qui ancrent les mécanismes de l’alerte précoce sur des canaux communautaires déjà légitimes”, a-t-elle précisé.
Elle a appelé à ”une vigilance particulière à Kédougou qui présente une sensibilité interreligieuse documentée en majorité musulmane chez les Peuls et Malinkés, minorités chrétiennes chez les Bassari, Bedik et Coniagui”.
‘’La sélection des leaders religieux a vraiment respecté un équilibre confessionnel concerté avec les autorités religieuses et administratives locales, dans un format de dialogue neutre et modéré”, a ajouté Mme Diarra.
La coordonnatrice générale du Projet ”SEN Résilience” Pendala Boubane a remercié les autorités administratives et judicaires ainsi que les forces de défense et de sécurité qui sont au cœur de la prévention de l’extrémisme violent
Elle a salué l’engagement des partenaires notamment les autorités administratives, judiciaires, les FDS, les populations, la Fondation Konrad Adenauer qui accompagne depuis de longues années le dialogue et l’État de droit au Sénégal, mais également l’Union européenne qui finance ”SEN Résilience II”.
Pour Pendala Boubane, ”il n’y a pas de sécurité durable sans la participation des populations ni sans le respect des droits fondamentaux’’.
La rencontre a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, El hadj Mouhamadoul Moustpha Gaye.
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