SENEGAL-SOCIETE
Kédougou, 23 fév (APS) – La responsable de la Boutique de droit de l’Association des juristes sénégalaises (AJS) à Kédougou (sud-est), Marième Diarra, a invité lundi les populations locales à s’impliquer davantage dans la co-construction de messages clés de prévention de l’extrémisme violent, de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et de sensibilisation sur l’état civil, a constaté l’APS.
Elle a fait cet appel dans le cadre du projet Sen Résilience II, intitulé “Renforcement de la résilience des populations et acteurs dans la région de Kédougou et de Tambacounda au Sénégal face aux menaces de l’extrémisme violent”.
Cette initiative de Fondation Konrad-Adenauer Stiftung est mise en œuvre avec l’appui de l’Union européenne (UE) et en collaboration avec l’Association des juristes sénégalaises (AJS), TAATAAN ASADIC, UNIKS, Timbuktu Institute ACPS.
“L’objectif général de cette activité est de développer avec les populations de Kédougou des messages de paix participatifs, de prévention précoce contre l’extrémisme violent, de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), de sensibilisation sur l’état civil”, a-t-elle déclaré.
Selon Marième Diarra, par ailleurs juriste consultante et membre de l’AJS, les activités de sensibilisation prévues par le projet nécessitent la production d’outils et de supports de communication adaptés et conçus à partir de messages clés élaborés.

“Nous avons identifié des cibles (des Badiénou Gox, des femmes leaders, la Société civile, des religieux et le Réseau des pairs éducateurs) qui participeront directement à la formulation des contenus, de manière à ce qu’ils traduisent fidèlement leurs réalités et priorités […] qui vont permettre à la population d’avoir une vision d’ensemble” de la situation dans la région de la région de Kédougou, a-t-elle expliqué, en présence de Jean Marc Tama Bindia, assistant administratif et des activités du projet Sen Résilience II.
Les thématiques-phares du projet concernent la prévention contre l’extrémisme violent aux frontières entre le Sénégal et le Mali, a rappelé la responsable de la Boutique de droit de Kédougou.
L’assistant administratif et des activités du projet Sen Résilience II juge cet atelier très important, en ce qu’il devrait permettre à la population de signaler certains évènements préoccupants.
“Ces messages clés sont très importants surtout qu’ils concernent les couches sensibles et vulnérables pour qu’elles puissent prendre les devants et comprendre les enjeux. Et nous voudrions que ces messages viennent également des populations”, a précisé Jean Marc Tama Bindia.
Il a conclu son propos par appeler la population à choisir de “bons messages clés” par rapport aux enjeux de l’heure et à s’engager pour le vivre ensemble afin d’éviter la stigmatisation.
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