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Kaolack, 25 juin (APS) – La municipalité de Kaolack a consenti beaucoup d’efforts pour améliorer l’accès aux soins et renforcer la sensibilisation et l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH/sida, assure Ndèye Madjiguène Diouf, adjointe au maire de la capitale du Saloum.
La santé “occupe une place centrale dans les priorités de la municipalité [dirigée par Serigne Mboup]. De nombreux efforts sont consentis pour améliorer l’accès aux soins, renforcer les infrastructures sanitaires et soutenir les actions de prévention et de promotion de la santé au bénéfice de toutes les populations”, a-t-elle notamment dit.
L’élue territoriale s’exprimait mercredi au cours de la commémoration différée de la Journée mondiale de lutte contre le sida, sur le thème “Sauvegarder les acquis, transformer la riposte au sida”.
Selon Ndèye Madjiguène Diouf, cette commémoration “nous rappelle notre responsabilité collective face à cette maladie qui demeure un défi majeur de santé publique. Elle est aussi une occasion de renforcer la sensibilisation, la prévention, le dépistage et l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH”.
Mme Diouf a invité à la poursuite du “combat” contre la stigmatisation et les discriminations, afin que chaque personne malade “puisse vivre dans la dignité, le respect et l’espoir”, tout en appelant à la promotion du dépistage volontaire, de l’éducation sanitaire et de la solidarité communautaire.
D’après l’adjoint au préfet du département de Kaolack, Etienne Antoine Lopy, qui a présidé cette cérémonie, la prévalence du VIH est estimée à 0,4% dans la région de Kaolack, soit un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale.
“Si ce taux demeure relativement faible, il nous impose néanmoins une vigilance constante et un renforcement continu de nos interventions. Les données de 2025 révèlent notamment des insuffisances dans le dépistage des enfants ainsi que des hommes âgés de 15 ans et plus”, a-t-il relevé.
Selon lui, ces données mettent en évidence un nombre important de patients perdus de vue dans plusieurs sites de prise en charge, notamment au centre régional hospitalier El Hadji Ibrahima Niass, mais également dans les districts sanitaires de Kaolack et de Nioro du Rip.
“Face à cette situation, nous devons redoubler d’efforts pour améliorer le dépistage précoce, renforcer le suivi des patients, favoriser l’adhésion au traitement et consolider les interventions communautaires de proximité”, a poursuivi l’adjoint au préfet du département de Kaolack
ADE/BK

