SENEGAL-SANTE-VACCINATION
Kaolack, 27 avr (APS) –La vaccination est le moyen le plus efficace pour préserver la santé des populations et lutter contre la mortalité causée par certaines maladies, a affirmé lundi l’adjoint au gouverneur de la région de Kaolack (centre) chargé du développement, Mamadou Habib Kamara.
‘’Il est prouvé, scientifiquement, que la vaccination est le moyen le plus efficace pour prévenir les maladies, lutter contre la mortalité de certaines maladies et préserver la santé des populations’’, a-t-il notamment déclaré.
Mamadou Habib Kamara, s’exprimait ainsi, au cours d’une réunion de plaidoyer en faveur du Programme élargi de vaccination (PEV), organisée par la direction régionale de la Santé (DRS).
Cette rencontre, qui a réuni des autorités administratives, territoriales, éducatives et médicales, entre autre participants, a permis d’analyser les performances par district et de cibler les priorités d’action afin d’atteindre les objectifs du PEV au niveau régional.
L’adjoint au gouverneur a d’emblée rappelé que le Programme élargi de vaccination, lancé au Sénégal en 1979, ciblait initialement sept maladies avant d’évoluer pour en couvrir désormais quatorze.
‘’Au niveau de la région de Kaolack, nous avons constaté des avancées très significatives notamment l’élimination de la variole, la réduction drastique des taux de mortalité de certaines pathologies. Mais, au-delà de ces maladies, nous avons constaté que des contraintes demeurent, liées notamment à l’inaccessibilité des services de vaccination, la prolifération de la désinformation, un défaut de coordination interne et externe, entre autres’’, a-t-il dit.
C’est pourquoi, selon M. Kamara, l’année dernière, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique avait réuni tous les gouverneurs de région, à Dakar, autour d’un forum de plaidoyer en faveur du PEV, à la suite duquel, il a été décidé de faire la duplication au niveau territorial pour repositionner ce programme.
‘’L’objectif de la réunion est d’obtenir l’engagement de tous les acteurs de la région en faveur de la vaccination. Il faut que les autres secteurs soient impliqués, de même que les collectivités territoriales, les élèves qui peuvent constituer des relais et des parrains d’enfants pour suivre leur calendrier vaccinal jusqu’à la fin de la série’’, a, pour sa part, indiqué Dr Aïssatou Barry Diouf, directrice régionale de la Santé (DRS) de Kaolack.
Elle a en ce sens invité les mouvements de jeunesse, les relais communautaires, notamment les ‘’Badiénou Gox’’ ou marraines de quartier, ainsi que les services du développement communautaire et les médias à venir jouer leur partition dans ce programme, en aidant à surmonter les difficultés et à relever les défis afin d’avoir une bonne couverture vaccinale.
La DRS de Kaolack a également plaidé, pour atteindre les cibles éloignées ou celles qui se trouvent dans des localités enclavées, la disponibilité de la logistique roulante, et le soutien des collectivités territoriales en faveur des districts sanitaires.
‘’Le registre nominal informatisé de la vaccination, qui est en phase pilote dans certains districts sanitaires du pays dont celui de Kaolack, peut aider à suivre les enfants qui ne sont pas venus à leur rendez-vous’’, s’est en outre félicité Dr Aissatou Barry Diouf.
Elle a en outre annoncé la mise en place d’une task-force dont l’objectif est de favoriser un engagement communautaire autour de la vaccination.

ADE/ABB/MTN

