La Chambre de commerce britannique au Sénégal veut devenir un ‘’catalyseur’’ des investissements du Royaume-Uni en terre sénégalaise
La Chambre de commerce britannique au Sénégal veut devenir un ‘’catalyseur’’ des investissements du Royaume-Uni en terre sénégalaise

SENEGAL-ROYAUMEUNI-ECONOMIE

Dakar, 27 avr (APS) -La Chambre de commerce britannique au Sénégal (CCBS), dont les activités ont officiellement démarré lundi, aspire à servir de ‘’catalyseur’’ aux investissements britanniques en terre sénégalaise, a-t-on appris de son président, Karim Ndiaye. 

‘’L’ambition de [la CCBS] est d’être un catalyseur, une plateforme d’échanges, pour démultiplier les investissements et aider les investisseurs britanniques’’ à faire des affaires au Sénégal, a-t-il dit.

M. Ndiaye intervenait à une ‘’table ronde de haut niveau’’ organisée par la CCBS et l’ambassade du Royaume-Uni au Sénégal.

La Chambre de commerce britannique au Sénégal réunit une cinquantaine de chefs d’entreprise intervenant dans divers secteurs, dont l’agriculture, les télécommunications, l’énergie, l’éducation et les services. Les investisseurs britanniques ont planché sur le Code des investissements du Sénégal, lors de la table ronde.

Ce document a été modifié en 2025 par les autorités sénégalaises, dans le but de faciliter les investissements.

‘’Raccourcir le parcours des investisseurs’’ du Royaume-Uni

‘’Le nouveau Code des investissements : levier d’accélération des investissements britanniques au Sénégal ?’’ était le thème de la rencontre, à laquelle ont pris part l’ambassadrice du Royaume-Uni au Sénégal, Carine Robarts, le président de la Chambre de commerce britannique au Sénégal, Karim Ndiaye, un représentant du ministère sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Aziz Fall, le président du Club des investisseurs sénégalais, Pierre Goudiaby Atépa, aux côtés d’autres personnes.

Les directions générales des douanes, des impôts et domaines, ainsi que de l’APIX, l’agence sénégalaise chargée de la promotion des investissements et des grands travaux, ont participé à la table ronde.

La CCBS a fait part de son intention de faciliter les investissements britanniques au Sénégal et de ‘’raccourcir le parcours des investisseurs’’ du Royaume-Uni, sur la base du Code des investissements du Sénégal.

Les entrepreneurs membres de la CCBS sont également allés ‘’prospecter’’ d’autres pays où le Royaume-Uni dispose d’ambassades, selon Karim Ndiaye. C’est le cas du Ghana, a-t-il dit.

Pour investir au Sénégal, les entrepreneurs britanniques vont ‘’s’aligner’’ sur les priorités nationales de développement économique et social du pays.

Lors de la table ronde, ils ont fait part de leur volonté de nouer des partenariats avec des entreprises sénégalaises travaillant dans la finance, l’industrie, les technologiques, etc.  

‘’Parler d’une seule voix’’

Karim Ndiaye a fait part de son optimisme pour le bon déroulement des investissements britanniques en terre sénégalaise, d’autant plus que le Code des investissements du Sénégal ouvre le marché local aux investisseurs étrangers. Il dit être d’autant plus optimiste que le Royaume-Uni et le Sénégal ont des valeurs en commun.

M. Ndiaye a énuméré, parmi les valeurs partagées par les deux pays, l’attachement à la stabilité politique, la confiance et l’innovation.

La stabilité du Sénégal est également un atout pour les investisseurs britanniques, d’après lui. Il souhaite que le Sénégal continue à protéger l’investissement étranger.

‘’Notre rôle est de compléter l’action du gouvernement et de parler d’une seule voix’’, a poursuivi M. Ndiaye.

Cinquante entreprises membres de la Chambre de commerce britannique au Sénégal ont un portefeuille d’investissements de 5 milliards de dollars américains, environ 2 800 milliards de francs CFA, a déclaré, vendredi dernier, l’ambassadrice du Royaume-Uni à Dakar.

Mme Robarts a dévoilé le montant global de leurs investissements au Sénégal, lors d’une rencontre avec la presse économique sénégalaise, à l’ambassade du Royaume-Uni.

Le volume du commerce entre le Royaume-Uni et le Sénégal est maintenant de 700 milliards de francs CFA, a-t-elle indiqué, soulignant qu’il est quatre fois plus important que son montant en 2020.

AN/ESF/MTN