Commercialisation des récoltes : un plaidoyer pour un meilleur accompagnement des producteurs lancé à Kaolack
Commercialisation des récoltes : un plaidoyer pour un meilleur accompagnement des producteurs lancé à Kaolack

SENEGAL-AGRICULTURE-PERSPECTIVE

 Kaolack, 14 sept (APS) – Le président du Conseil régional de concertation et de coopération des ruraux (CRCR) de Kaolack (centre), Sidy Bâ, a plaidé, lundi, pour un renforcement de l’accompagnement des producteurs agricoles dans la commercialisation et la transformation de leurs productions, afin de mieux valoriser leurs récoltes.

‎“Ces deux dernières années, nous avons connu des difficultés au niveau de la commercialisation, notamment pour le maïs, l’arachide et beaucoup d’autres spéculations. Les paysans ont relevé le défi de la production, il faut maintenant les accompagner pour relever celui de la commercialisation et de la transformation”, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec l’APS.

‎Selon lui, une meilleure valorisation des productions agricoles permettrait de les mettre davantage à la disposition des consommateurs sénégalais, tout en améliorant les revenus des producteurs.

‎Sidy Bâ appelle ainsi à une synergie entre les ministères des Finances, du Commerce et de l’Agriculture pour apporter des réponses aux difficultés liées à la commercialisation et à la transformation des productions agricoles.

‎‎Il a également plaidé pour la modernisation et la diversification des unités de transformation de l’arachide, notamment celles de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS).

‎‎“Il faut que les unités de transformation soient remises à neuf et qu’elles diversifient leur offre. Limiter la transformation de l’arachide à l’huile et au tourteau n’est pas suffisant”, a-t-il estimé.

‎‎Le responsable paysan a souligné que plusieurs produits dérivés de l’arachide peuvent être transformés et commercialisés au Sénégal ou dans les pays de la sous-région.

‎Il a, dans le même temps, appelé à soutenir les autres unités de transformation implantées dans la région de Kaolack, ainsi que les unités communautaires mises en place au niveau des collectivités territoriales.

‎Abordant la question du maïs, il a relevé le besoin de développer des unités de transformation dans la région, en raison notamment de la demande des éleveurs et des fabricants d’aliments pour le bétail et la volaille.

‎‎Pour lui, la création d’unités de transformation adaptées contribuerait à mieux valoriser les productions locales, à accroître les revenus des producteurs et à maintenir la main-d’œuvre dans les territoires.

‎“Ce sont des pistes qu’il faut explorer pour aider les paysans à valoriser ce qu’ils produisent, à le mettre sur le marché et à créer davantage de revenus au niveau local”, a-t-il conclu.

‎MS/ASB/AKS