SENEGAL-SOCIETE-GOUVERNANCE
“Nous avons voulu, à travers cette rencontre, harmoniser le mécanisme de gestion des plaintes dans tout le Sénégal”, a déclaré le directeur général de l’administration territoriale, William Manel.
S’exprimant, lundi à Saly (Mbour), à l’issue de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de mise à niveau, d’harmonisation et de sensibilisation sur le MGP, il a souligné l’importance de disposer d’un cadre partagé et harmonisé sur l’ensemble du territoire national.
Selon lui, l’objectif de cet atelier est de permettre aux populations d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir des réponses, quelle que soit leur localité.
“Nous allons élaborer une feuille de route entre l’ADM et la direction générale de l’administration territoriale pour que ce cadre-là soit davantage mis en œuvre et partagé”, a annoncé M. Manel, estimant que les investissements réalisés dans les communes et les territoires doivent s’appuyer sur un mécanisme commun.
Il a par ailleurs insisté sur le rôle des sous-préfets, “à la base” représentants de l’État sur le terrain, en contact permanent avec les collectivités territoriales et les citoyens, recueillant chaque jour leurs doléances et attentes.
“Il était nécessaire qu’on puisse avoir ce cadre harmonisé et partagé pour pouvoir répondre favorablement aux préoccupations légitimes de nos populations”, a-t-il expliqué.

Le directeur général de l’ADM, Mahmouth Diop, a indiqué que l’atelier s’inscrit dans un protocole de travail avec la DGAT visant à renforcer les capacités des sous-préfets et à leur donner une compréhension commune du mécanisme de gestion des plaintes.
Il a rappelé qu’au titre du PACASEN, l’ADM joue “un rôle de facilitation et de coordination institutionnelle”, tandis que la DGAT et d’autres structures interviennent dans leurs domaines de compétence.
Selon lui, plusieurs projets et programmes disposent déjà de leurs propres instruments de gestion des plaintes, d’où la nécessité d’un modèle harmonisé à l’échelle nationale.
“Le Sénégal doit se doter d’un modèle harmonisé”, a-t-il soutenu, précisant que des coordinateurs de projets et programmes ont été conviés à l’atelier pour réfléchir à leur alignement sur le mécanisme du PACASEN.
Cette harmonisation, a-t-il ajouté, éviterait aux collectivités territoriales et aux citoyens d’être confrontés à plusieurs instruments de gestion des plaintes.

Les travaux réunissent les sous-préfets d’arrondissement en deux cohortes, avec pour ambition de leur permettre d’acquérir les mêmes connaissances et méthodes en matière de réception, de traitement et de suivi des plaintes.
William Manel a souligné que la réussite d’un projet ou programme dépend de l’adhésion des populations, dont les préoccupations peuvent porter sur le foncier, les encombrements ou encore les délocalisations liées à certains projets.
“Un projet ou un programme, pour réussir, il faut l’adhésion des populations”, a-t-il rappelé, ajoutant que la mise en place d’un mécanisme permettant de les “accompagner, les écouter, les orienter” constitue un élément important de cette démarche.
À terme, une feuille de route commune à la DGAT et à l’ADM doit permettre de généraliser et de mieux structurer ce mécanisme à l’échelle des territoires.
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