Kaffrine : Bara Ndao, un enseignant polyvalent et ”connecté” au service de la promotion du savoir 
Kaffrine : Bara Ndao, un enseignant polyvalent et ”connecté” au service de la promotion du savoir 

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Kaffrine, 14 août (APS) – Enseignant de formation, Bara Ndao, est considéré dans la région de Kaffrine (centre), comme une figure polyvalente, à la fois écrivain, communicant et passionné du numérique.

De taille courte, le teint clair, l’air quelque peu timide et la démarche discrète, Bara Ndao se distingue par son calme et sa simplicité, mais nourrit une soif constante de connaissances.

Ses yeux légèrement rougis semblent témoigner de sa grande concentration.

Toujours muni d’un sac chargé de savoir, l’enseignant se sépare rarement des ouvrages, documents et outils qui accompagnent son quotidien professionnel et ses activités littéraires.

Âgé d’une trentaine d’années et originaire du village de Niakhéne, dans le département de Malem Hodar, il est aujourd’hui présenté dans la région de Kaffrine comme un homme aux multiples casquettes : enseignant, écrivain, communicant et passionné du numérique.

Derrière cette apparence se cache un homme animé par une forte passion pour l’écriture, la formation et la transmission du savoir.

Depuis plusieurs années, Bara Ndao construit progressivement son parcours dans la recherche de connaissances et la volonté de se perfectionner.

Après l’obtention de son baccalauréat en 2014 au lycée des Parcelles Assainies de Dakar, il entame des études en droit à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où  il poursuit ses études jusqu’en deuxième année de licence.

Pour contribuer aux besoins de sa famille, il se tourne ensuite vers le monde professionnel et intègre le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) de Kaffrine où il obtient, en 2019, le Certificat d’aptitude pédagogique (CAP) délivré par le ministère de l’Éducation nationale.

Engagé dans l’enseignement, Bara Ndao, curieux et ouvert à de nouvelles perspectives, explore se lance vers d’autres défis. Sa curiosité le conduit vers le marketing et la communication, des domaines qu’il considère comme “complémentaires” à son activité professionnelle.

Il décroche une licence en 2022, puis un master professionnel en marketing et communication en 2024, à l’Institut de formation en marketing et communication (IFMC). Conscient des enjeux de son époque, cet esprit évolutionniste et progressiste s’oriente ensuite résolument vers le numérique.

Ses certifications récentes en informatique éducative et en intelligence artificielle appliquée à l’éducation témoignent de son intérêt pour ces nouveaux outils et sa volonté de les intégrer aux pratiques pédagogiques.

L’écriture, une passion ancienne

Derrière l’enseignant et le communicant se cache un écrivain dont l’aventure littéraire a commencé très tôt.

”En 2014-2015, j’ai été distingué comme meilleur écrivain des Parcelles Assainies. En 2017, j’ai reçu le prix international ‘Spécial jeunes’ des éditions Teham, en France”, a-t-il confié dans un entretien avec l’APS.

En 2015, il publie ”La mémoire du diable”, aux éditions Edilivres, à Paris. Deux ans plus tard, il participe à l’ouvrage “J’écris, je dis, Ville”, paru aux éditions Teham.

Le jeune Bara Ndao a également publié, en 2019, “Entre lyre et délires” aux éditions Muse, suivi, en 2020, de “Le temps d’une vie entière”, édité à Dakar”.

Son nom figure également dans plusieurs ouvrages collectifs, notamment “Anthologie Élégies des Semeurs d’Afrique” et “Anthologie éco-poétique” de l’Association des éco-poètes du Cameroun.

En 2022, il signe la préface de “Une plume dans la nature” de Bou Ndao Sène. En 2025, il publie “Vin d’encre” aux éditions Ruba, avant de faire paraître, en 2026, “Serigne Hady Niass, une lumière au cœur des ténèbres”.

Dans son environnement professionnel, Bara Ndao est décrit comme un homme “calme, réservé et particulièrement attaché au travail”.

“L’apprentissage constitue un processus permanent et l’écriture demeure un moyen de partager des idées, de transmettre des valeurs et de contribuer au développement de sa communauté”, a-t-il soutenu.

Aujourd’hui, considérant que le legs doit être assuré, il entend inscrire son parcours dans une dynamique de valorisation de la jeunesse locale.

Selon ses proches, à l’image de Youssoupha Ngalane (référence locale), son itinéraire constitue aussi un exemple de persévérance pour de nombreux jeunes de la région de Kaffrine.

CTS/HK/ASB/AB