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Pikine, 22 nov (APS) – La présidente de l’ONG J-GEN (femme), Maimouna Astou Yade, a appelé, samedi, à Diamaguène Sicap Mbao, une commune du département de Pikine (banlieue de Dakar), les députés et les différents acteurs impliqués à œuvrer ensemble pour revoir le Code de la famille en vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes.
‘’A l’Assemblée nationale, pour cette législature, nous avons constaté qu’il y a beaucoup de jeunes. C’est une très bonne chose. Aux députés, et à tous les acteurs, nous leurs disons qu’il est temps qu’on discute de la réforme du Code de la Famille pour une meilleure prise en compte des préoccupations et des problèmes que rencontrent les femmes’’, a t-elle soutenu.
Elle intervenait lors d’une séance dénommée ‘’Jakaarlo Ak Sama député’’ en langue wolof qui signifie ‘’dialoguer avec mon député’’, une approche ‘’innovante de redevabilité citoyenne et de dialogue démocratique de proximité’’, organisée par son l’organisation ”J-GEN” Sénégal.
La rencontre visait à mettre des élus et leurs électrices, dans un cadre convivial, respectueux et participatif, où les femmes racontent leurs réalités telles que les mariages précoces ou forcés, les inégalités successorales, l’absence de reconnaissance du travail domestique, ou les discriminations liées à la tutelle ou à la filiation.
Des rencontres qui permettent également ”de reconnecter les représentants du peuple à leurs mandants, en renforçant la culture du dialogue politique participatif et en créant une passerelle entre les préoccupations communautaires et le travail législatif national”.
‘’C’est une très bonne chose que nos députés soient sensibilisés pour une meilleure prise en compte du bien-être des femmes. Nous pensons que nous devons discuter de cette question partout’’, a expliqué Maïmouna Astou Yade.
En réponse, la députée Mame Diarra Bèye a assuré avoir posé la question de la révision du Code de la famille récemment au ministre de la Justice, Yassine Fall, et à sa collègue de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye.
‘’J’ai plaidé auprès de ces ministres pour une meilleure prise en charge des femmes’’, a indiqué la députée, assurant avoir discuté avec elles sur des questions relatives à la recherche de paternité, les mariages précoces, les mariages forcés, les violences faites aux femmes etc.
‘’Nous avons besoin des femmes pour mener la sensibilisation et elles devraient nous remonter les informations liées aux violences faites aux femmes’’, a ajouté Mame Diarra Bèye.
Des députés, des élus territoriaux, des délégués de quartier, des imams, des membres d’Organisations communautaires de base, des marraines de quartier (Bajenu Gox), des représentants d’ONG ont pris part à cette activité.

SG/ADL/OID

