SENEGAL-GOUVERNEMENT-DECLARATION-ECONOMIE
Dakar, 8 sept (APS) – Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a relevé, mardi, à Dakar, des ‘’manquements à corriger’’ dans le retrait de la compagnie pétrolière américaine de l’exploitation du bloc gazier Yakaar-Teranga, situé à Cayar (ouest).
‘’La gestion du dossier Yakaar-Teranga achoppe sur des manquements à corriger. Il s’agit notamment du recouvrement des indemnités qui doivent revenir à l’État du Sénégal à l’expiration […] du contrat en juillet 2026, qui sont estimés à 55 millions de dollars (environ 30 milliards de francs CFA)’’, a-t-il dit aux députés en leur présentant la politique du gouvernement pour les prochaines années.
L’exploitation du gaz de Yakaar-Teranga est d’une ‘’importance stratégique’’ pour le Sénégal, selon le Premier ministre.
Ce bloc gazier est l’un des piliers de la souveraineté énergétique à laquelle aspire le Sénégal, car l’État veut utiliser le gaz naturel qui s’y trouve pour produire de l’électricité et réduire le coût de l’énergie électrique, a signalé M. Lo.
L’État sénégalais et Kosmos Energy se sont mis d’accord, sans aucune contrepartie financière à verser par le Sénégal, sur le retrait de cette compagnie pétrolière américaine de l’exploitation du bloc gazier Yakaar-Teranga, en avril dernier.
Le Premier ministre précise, par ailleurs, que les engagements pris récemment par le gouvernement avec le Fonds monétaire international (FMI) sont conformes à l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, que le Sénégal est en train de mettre en œuvre.
‘’Il s’agit de rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, de réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, d’accroître les dépenses sociales et de soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé’’, a-t-il expliqué en parlant de l’accord conclu avec le FMI.
‘’Les engagements ne sont rien d’autre que ce qui figure dans le référentiel Sénégal 2050’’, a-t-il soutenu.
Le gouvernement du Sénégal et le FMI ont signé, la semaine dernière, un ‘’accord technique’’ en vue de la mise en œuvre d’un programme économique et financier d’environ 1 240 milliards de francs CFA.
MFD/ESF
