SENEGAL-FONCIER-GESTION
Thiès, 18 mars (APS) – Une vingtaine d’agents fonciers issus de vingt communes de Dakar et de Thiès viennent de boucler quatre jours de formation sur des outils de cartographie et d’enquête socio-foncière, destinés à sécuriser les droits des citoyens, dans le cadre du Projet cadastre et sécurisation foncière (PROCASEF), a constaté l’APS.
Les participants à cet atelier de formation clôturé mardi ont été répartis en deux groupes qui ont alternativement participé à cette session, à partir du 14 mars dernier.
La formation vise à centraliser la gestion des parcelles, d’éliminer les conflits liés aux empiètements et d’automatiser la délivrance des titres d’affectation, avec un numéro d’identification cadastral unique.
“Au total 20 agents ont reçu la formation, c’est-à-dire les 20 agents des 20 communes de la grappe de Grand Dakar, qui comprend des communes de Dakar et de la région de Thiès”, a renseigné l’expert en système d’information foncier (SIF) Mamadou Thiombane.
Le projet concerne justement deux régions.
Pour ce qui est de la région de Thiès, des communes ont été choisies dans les trois départements que sont Mbour, Tivaouane et Thiès.
Dans le département de Mbour, il s’agit de Diass, Sindia, Nguéniène, Sandiara, Fissel, Malicounda et Ndiaganiao.
Dans la circonscription administrative de Thiès, la commune de Keur Moussa et celle de et Djender ont été retenues.
À Tivaouane, ce sont les communes minières qui sont concernées, à savoir Pambal, Darou Khoudos, Méouane et Taïba Ndiaye, a renseigné l’expert en SIF.
Deux modules étaient au menu de cette session de formation, a ajouté M. Thiombane.

Il s’agit de la cartographie, qui permet d’identifier une parcelle, pour ensuite l’intégrer dans le système d’information foncière, et du module enquête socio-foncière, consistant à collecter des informations attributaires relatives au droit, c’est-à-dire le mode d’accès légal à la parcelle, sa superficie et sa nature juridique.
L’information spatiale et l’information attributaire réunies forment un système d’information foncière, expliqué Mamadou Thiombane.
“Dans le système d’information foncière, toutes les procédures de demande liées à la formalisation des terres du domaine national sont intégrées, [y compris] la demande que fait depuis toujours l’ayant-droit au niveau des communes, pour avoir accès à un titre d’affectation”, a-t-il informé.
Selon lui, la mission de collecte confiée à la commission domaniale consiste à aller sur le terrain, identifier la parcelle et faire l’enquête concernant l’identité de l’occupant.
S’ensuit le traitement de ces données, pour enfin organiser les séances de délibération, afin d’approuver la parcelle et mettre à la disposition de l’ayant- droit un titre d’affectation délibéré et signé par le maire et approuvé par le sous-préfet.
“Le système d’information foncier permet de réunir le tout en un système digitalisé, de sorte que toutes sorte de demande sera traitée à l’intérieur du système jusqu’à la remise des titres d’affectation à l’occupant”, s’est réjoui l’expert du PROCASEF.
“Le SIF va nous permettre, dans nos communes, d’identifier les parcelles, mais aussi de sécuriser le terrain des populations”, s’est félicité l’agent foncier de la commune de Mont Rolland, Henriette Pauline Samba.
“Il nous permettra aussi d’être plus opérationnels et de pouvoir aider les populations, parce que, justifie-t-elle, avant l’arrivée du PROCASEF, les populations avaient beaucoup de problèmes pour gérer les terrains. Il y avait beaucoup de doublons, d’empiètement et beaucoup de conflits”.

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