SÉNÉGAL- SANTÉ-TIC
Foundiougne, 3 juin (APS) – Une vingtaine d’acteurs communautaires ont reçu, mercredi à Foundiougne, leurs attestations de fin de formation sur l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée à la surveillance épidémiologique et à la détection précoce des maladies dites zoonoses.
Cette session s’inscrit dans le cadre du projet AI4-DECLIC, une initiative visant à renforcer les systèmes de santé humaine et environnementale à travers des innovations technologiques conçues localement pour répondre aux besoins des communautés et encourager leur participation à la veille sanitaire, a-t-on appris des initiateurs.
‘’Nous avons utilisé un engagement communautaire pour trouver des solutions avec IA qui doit alerter des signaux faibles des zoonoses à partir des communautés’’, a expliqué le professeur Sylvain Landry Faye, principal investigateur du projet.
Selon le socio-anthropologue, les alertes provenant des communautés mettaient souvent du temps à parvenir aux services compétents, retardant ainsi la prise en charge des menaces sanitaires, signalant qu’en matière d’épidémie, tout retard complique davantage la gestion de la situation.
Lancé en 2023, le projet AI4-DECLIC repose sur l’approche ‘’Une seule santé’’ (One Health), qui promeut une prise en compte intégrée de la santé humaine, animale et environnementale. Financé pour une durée de cinq ans, il est déployé dans plusieurs départements du Sénégal, indique-t-on sur place.
L’universitaire a aussi rappelé qu’une première version de la plateforme avait déjà été expérimentée dans les départements de Podor, Saraya et Pikine, considérés comme des zones particulièrement sensibles sur le plan épidémiologique.
‘’Cette phase pilote a notamment permis de détecter les premiers signaux de la fièvre de la Vallée du Rift’’, s’est-il réjoui.
Le médecin-chef du district sanitaire de Foundiougne, Amoulyacar Dione, a estimé que cet outil devrait aider à favoriser une meilleure intégration des services de santé grâce à une détection plus rapide des événements sanitaires inhabituels.
” Nous avons parfois des difficultés pour disposer des données des autres secteurs. Hormis la santé humaine, on avait des difficultés pour avoir d’autres informations’’, a-t-elle martelé, affirmant son espoir de recevoir avec cette plateforme des données de la santé animale, de l’environnement, entres autres.
SDI/SMD
