Dakar, 30 avril (APS) – Le Sénégal a enregistré un premier cas humain de fièvre hémorragique Crimée Congo pris en charge à l’hôpital Dalal Jam de Guédiawaye (banlieue de Dakar) où le patient est finalement décédé, a appris l’APS de source officielle.

“Le Sénégal a enregistré un cas humain confirmé de fièvre hémorragique Crimée Congo. Le prélèvement envoyé par l’hôpital Dalal Jam à l’Institut Pasteur de Dakar a été confirmé positif (…), le malade qui a été hospitalisé est finalement décédé”, a souligné un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action socxiale reçu à l’APS.

Les services compétents du ministère de la Santé ont été déployés pour “recenser les contacts qui sont au nombre de 84 en vue d’assurer leur suivi”, rapporte le texte. Au total, “73 animaux composés de bovins, ovins et caprins ont été investigués”, a précisé le Centre des opérations d’urgence sanitaire.

“Aucun autre cas n’a été détecté”, ont assuré les autorités sanitaires concernées, lesquelles ont dit avoir activé le Centre des opérations d’urgences sanitaires et mis en place un système multisectoriel de gestion.

Ce dispositif vise à “assurer le suivi et la coordination de la réponse de notre pays”.

La fièvre hémorragique Crimée Congo est une maladie transmise de l’animal à l’homme par le biais des tiques. Le virus est hébergé par les animaux sauvages et domestiques, a renseigné le document.

La transmission à l’homme se fait par “contact direct avec du sang ou des tissus d’animaux infectés”.

Elle peut se faire également par “contact direct avec du sang ou des fluides corporelles d’une personne contaminée”.

La transmission est aussi possible par “morsure de tiques infectées”.

Les autorités sanitaires ont recommandé l’adoption de plusieurs mesures allant du “lavage fréquent des mains avec de l’eau et du savon, du traitement des endroits ayant des tiques et le recours aux services vétérinaires pour le traitement des animaux porteurs de tiques”.

Le taux de létalité de la maladie de fièvre hémorragique Crimée Congo peut aller de 10 à 40%, ont alerté les services sanitaires.

Selon la fiche technique du ministère portabt sur cette maladie, “le réservoir de virus est constitué par plusieurs types d’animaux sauvages comme les rongeurs, les oiseaux (hérons, calaos) et les animaux domestiques et les  bovins  (moutons, chèvres)”.

SKS/MTN

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