Fatick : des officiers d’état civil en conclave pour améliorer les registres et les archivages
Fatick : des officiers d’état civil en conclave pour améliorer les registres et les archivages

SÉNÉGAL-SOCIÉTÉ

Fatick, 18 juin (APS) – Une formation des officiers d’état civil du département de Fatick (centre) s’est ouverte, jeudi, dans le but de corriger “toutes les lacunes” notées dans le processus de délivrance du document administratif, notamment des problèmes liés à la tenue des registres et à l’archivage.

“On a remarqué qu’il y avait pas mal de lacunes au niveau des centres d’état civil. Il fallait regrouper [les officiers] pour renforcer leurs capacités en matière d’état civil”, a indiqué le président du Tribunal d’instance de Fatick, Latyr Sène, au terme de la première journée de formation des agents de l’état civil du département.

La formation va porter, pendant deux jours, sur la gestion des archives et des registres. Elle sera suivie d’études de cas pratiques sur des questions qui font souvent l’objet de débats.

M. Sène a souligné que la formation a été pensée à la suite d’une mission d’inspection effectuée dans les 17 centres d’état civil du ressort du tribunal d’instance de Fatick.

Il a relevé que des problèmes liés à l’archivage et la tenue des registres ont été remarqués. “Ce sont des pratiques qui relèvent d’un manque de formation qui ne cadre pas avec ce qu’on attend d’un officier d’état civil”, a-t-il expliqué.

“Des cas pratiques seront présentés aux participants pour avoir leur point vue et, ensemble, on va corriger pour être au même niveau de compréhension”, a dit le magistrat.

Abordant la tenue des audiences foraines, le président du Tribunal d’instance de Fatick a indiqué que ”c’est une question conjoncturelle, devenue un droit”.

”En 2026, si tout se passait bien, on ne devrait plus organiser des audiences foraines. C’était une question conjoncturelle devenue un droit”, a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de sensibiliser les parents sur les déclarations des enfants dès la naissance.

Le magistrat a précisé qu’une déclaration de naissance n’est pas exclusivement réservée au père. “Beaucoup de proches peuvent le faire, même le personnel de santé. Les parents devraient faire des efforts à ce niveau”, a-t-il préconisé.

SDI/HK/MTN