Fatick : des acteurs veulent codifier le ”Ngourbane”, un patrimoine culinaire précieux dans le Sine
Fatick : des acteurs veulent codifier le ”Ngourbane”, un patrimoine culinaire précieux dans le Sine

SÉNÉGAL-GASTRONOMIE-PATRIMOINE

Fatick, 17 juil (APS) – Des acteurs de l’alimentation de Fatick (centre) entendent codifier le ”Ngourbane”, un plat emblématique à base de mil profondément ancré dans la culture sérère en vue de préserver un patrimoine culinaire précieux bien prisé dans le Sine.

Des chefs cuisiniers, des cuisinières traditionnelles, des producteurs, des transformateurs et consommateurs se sont fixé l’objectif commun de “cuisiner le Ngourbane” avec une recette harmonisée.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des projets MAHDIA et Transformer les systèmes alimentaires africains pour les rendre durable (TAFS)-Ma nourriture est africaine, qui œuvrent pour la promotion des aliments locaux,  l’agroécologie et la souveraineté alimentaire.

Fatick : des acteurs veulent codifier le ''Ngourbane'', un patrimoine culinaire précieux dans le Sine

À travers un atelier, les participants ont partagé leurs savoir-faire, comparé les différentes variantes du Ngourbane et co-construit ”une recette de référence conciliant traditions culinaires, qualité nutritionnelle et valorisation des produits locaux”.

Au-delà de la recette, cette démarche a contribué à préserver un patrimoine culinaire précieux, renforcé les réseaux d’acteurs du système alimentaire local et encouragé une alimentation saine, durable et ancrée dans nos territoires.

Fatick : des acteurs veulent codifier le ''Ngourbane'', un patrimoine culinaire précieux dans le Sine
Dr. Astou Diao, Directrice ISRA-BAME

L’atelier de Fatick a été co-organisé par CICODEV Africa et ISRA-BAME dans le cadre du projet MAHDIA.

“Aujourd’hui le Sénégal est confronté à un défi majeur qui est de construire un système alimentaire capable de nourrir durablement sa population tout en préservant sa santé, son environnement et sa souveraineté alimentaire”, a souligné Dr Astou Diao, directrice ISRA-BAME.

Elle soutient que face à la dépendance croissante aux produits importés et à l’évolution de nos habitudes alimentaires, il devient “indispensable de promouvoir le consommer local”.

SDI/HK/MTN